Le 17 janvier ésotérique - Rennes-le-Château Archive
Le 17 janvier2/2 Une date ésotérique
Rennes‑Le‑Château ou l'histoire d'un grand
secret
Tous les passionnés de Rennes‑le‑Château le
savent, le 17 janvier est une date omniprésente
dans l'énigme et
l'ignorer est une erreur. Bien sûr, selon les
auteurs et selon les thèses défendues, cette date a plus ou moins d'importance. Certains même sont persuadés qu'il s'agit
d'un montage artificiel élaboré par on ne sait quelle
société secrète récente comme le Prieuré de Sion de
Pierre Plantard.
La date n'aurait alors aucun fondement
historique et serait le résultat de quelques illuminés
assoiffés d'ésotérisme de pacotille.
Si on se limite à cette analyse de l'affaire dans sa
période contemporaine, la conclusion est facile. Mais si
l'on s'aventure dans des temps plus anciens, le
17 janvier
revêt un sens très différent et
insaisissable.
Coïncidences ? Concours de circonstances ? Traditions ? Message
ésotérique ? Les questions sont multiples et il faut
les intégrer, de même que les liens avec l'énigme de
Rennes‑le‑Château.Bien sûr,
je laisse chacun juge de tirer ses propres conclusions.
Qui croit devoir fermer les yeux sur quelque chose
se voit bientôt forcé de les fermer sur tout
Jean‑Jacques Rousseau
Les 17 janvier célèbres
Voici quelques évènements historiques
célèbres datés du
17 janvier. Bien sûr, ils n'ont aucun lien
entre eux et cet exercice pourrait être réalisé pour
n'importe quel autre jour de l'année. Mais si on y regarde
de plus près, quatre
personnages célèbres fortement liés à la nébuleuse de
Rennes‑le‑Château
apparaissent (en bleu ci‑dessous)
17 janvier 356
Mort d'Antoine le Grand
qui deviendra le fameux
Saint‑Antoine,
personnage classique dans l'affaire de
Rennes‑le‑Château.
17 janvier 395
Mort de l'empereur romain
Théodose Ier le Grand à Milan, dernier empereur à
régner sur l'Empire romain unifié,
et
qui entraîna la scission définitive entre
l'Empire romain d'Orient et celui d'Occident
17 janvier 647
Mort de
Saint Sulpice,
Archevêque de Bourges. L'église Saint‑Sulpice
de Paris, très fortement liée à l'énigme
de
Rennes‑le‑Château, lui est dédiée.
17 janvier 715
Mort de Dagobert III, Roi
mérovingien de
Neustrie et de Bourgogne
17 janvier 1329
Mort deSainte Roseline de Villeneuve
(1263-1329). Elle était
une
moniale chartreuse française, considérée
comme sainte par l'Église catholique.
Elle
naquit à Arcs sur
Argens (Var) et on la fête le
17 janvier.
Sainte
Roseline est associée par son
histoire et par un miracle identique (le
miracle des roses) à un autre personage
représenté dans le statuaire de l'église
de Rennes-le-Chateau :
Sainte Germaine de Pibrac(1579‑1601).
17 janvier 1369
Mort dePierre Ier, Roi de
Chypre
17 janvier 1377
Retour de la papauté à
Rome
17 janvier 1504
Naissance du
Pape Pie V
17 janvier 1562
Charles IX signe la
Paix de Saint‑Germain
17 janvier 1566
Couronnement du
Pape
Pie V
17 janvier 1601
La France et le duché de Savoie signent le
Traité de Lyon
17 janvier 1605
Naissance de Don Quichotte
(Première publication du roman de Miguel de
Cervantès)
17 janvier 1793
Le Roi Louis XVI est condamné à mort.
17 janvier 1871
Apparition de la Vierge de
Pontmain (Mayenne) qui eu lieu le
17 janvier de l'hiver 1871,
17 ans après la promulgation du dogme
de l'Immaculée Conception. L'apparition se
serait déroulée en
17 phases.
17 janvier 1949
Découverte du virus de la grippe
17 janvier 1991
Début de l'opération "Tempête du désert"
en Irak
17 janvier 1994
Un important tremblement de terre eu lieu en
Californie
à Los Angeles.
Le séisme était
d’une magnitude de 6,6. Il a été ressenti
jusqu’à San Diego à 200 km au sud et jusqu’à Las
Vegas à 400 km au Nord‑Est.
17 janvier 1995
Un important tremblement de terre eu lieu au
Japon à Kobe. Il fit plus de 5000 victimes,
300 000 sans‑logis et détruisit une grande
partie de la ville.
Quatre personnages clés
Pour présenter les
raisons historiques qui associent le 17 janvier
à l'énigme de
Rennes‑le‑Château, il faut
au préalable rappeler l'histoire de quatre personnages incontournables,
en lien avec
cette date.
Antoine le Grand, alias Saint‑Antoine
Le mythe de Saint‑Antoine est
bien connu des chercheurs de Rennes‑le‑Château. L'une
des premières raisons est qu'il est suggéré dans la sentence
issue du Grand parchemin :
"BERGERE PAS DE TENTATION QUE
POUSSIN TENIERS..."
Teniers le Jeune a effectivement peint
de très nombreuses tentations de Saint Antoine
ce qui a participé entre autres à la renommée du maître
flamand. La phrase
nous invite à choisir une toile SANS TENTATION (Pas de
tentation), en clair une toile qui ressemble à une
tentation de Saint‑Antoine, mais qui n'en est pas une.
Cette peinture
existe et a été révélée : il s'agit de : "Saint
Antoine et les 7 péchés capitaux" de Teniers
le Jeune, conservée au musée du Prado
à Madrid (Espagne).
Antoine le Grand
par Francisco de Zurbarán
David Teniers Le Jeune – La
Tentation de Saint‑Antoine du Prado 1670
(Ref. 1618 – année 1849) Peinture sur cuivre dim 55 x 69
signé D. Teniers fec, en
réalité "Les 7 péchés
capitaux""
Peinture provenant de la
collection de Don Luis de Benavides, marquis de Caracena,
Gouverneur et capitaine général des Flandres Collectionneur des Œuvres de David Teniers le Jeune
Qui était réellement Saint‑Antoine ?
Antoine le Grand
ou Antoine d'Égypte aurait vécu de l'an 251 à
356. Il mourut à l'âge de
105 ans entre les bras de ses 2 disciples Macaire et
Amathas,le17 janvier 356.
Sa vie est racontée par Saint Athanase et Saint Jérôme
pour être ensuite popularisée
par "La légende dorée". Né en 251 en Haute‑Égypte à Qeman (Fayoum), il
fut un fervent chrétien et dès l'âge de 20 ans, il
distribua tous ses biens aux pauvres puis partit vivre en
ermite dans le désert dans un fortin à Pispir, près
de Qeman.
C'est à ce moment qu'il subit les tentations du
Diable (tout comme le Christ). Son calvaire dura très
longtemps, les démons n'hésitant pas à s'attaquer à sa vie.
Mais Antoine finit par résister à toutes les tentations. Il
accueillit des disciples venus le rejoindre et organisa au
désert la vie cénobitique.
En 312, il
s'enfonça dans le désert en direction de la mer Rouge pour
aller finir ses jours au désert de
Thébaïde, sur le mont Qolzum (où se trouve
aujourd'hui le monastère Saint‑Antoine). Le Diable lui
apparut encore de temps en temps, mais il ne le tourmentait
plus comme autrefois. Saint Antoine
bénéficiait d'une grande popularité et il prodiguait
sans cesse des conseils de sagesse et de non‑violence.
Vers la fin de sa vie,
il rendit visite à Saint‑Paul Ermite, doyen des anachorètes
de Thébaïde. Nourri chaque jour par un corbeau, ce dernier
apporta miraculeusement deux pains au lieu d'un lors de la
visite de Saint‑Antoine. Plus tard, ayant appris la mort de
Saint‑Paul, Saint‑Antoine revint l'ensevelir avec l'aide de
deux lions.
À sa mort, Saint‑Antoine
demanda à ses deux disciples de l'enterrer dans un endroit
tenu absolument secret.
Grotte de
Saint‑Antoine au mont Kolzum
Sa tombe resta inviolée pendant 200 ans. Mais elle fut découverte par hasard en 561,
sous l'empereur Justinian. Ses os furent alors transférés
avec solennité à l’église de Saint Jean le Baptiste à
Alexandrie et plus tard à Constantinople.
Vers 1070, un seigneur local de retour de Terre Sainte
ramena les reliques de Constantinople en
Dauphiné. Le prince Jocelyn
prit les restes de Saint‑Antoine en France et les enterra
au village de La Motte aux Bois qui prit le nom de
Saint‑Antoine.
Les Bénédictins commencèrent alors la construction d'une
abbaye et d'un hôpital destiné à soigner les victimes du Mal
des Ardents. Au XIIIe siècle, le Pape confie les
lieux aux chanoines de l'Ordre de Saint‑Antoine. De grands
travaux d'extension sont ensuite menés du XIVe au
XVIe siècle, période faste pour l'Ordre et
l'Abbaye.
Depuis, ses restes
furent transférés
de Saint‑Antoine l'Abbaye à Saint Julien‑d'Arles.
En janvier 2006,
elles seront déplacées d'Arles (Bouches du Rhône) vers
l'Italie sur l'île d'Ischia, située à l'entrée du golfe de
Naples.
C'est Saint Athanase
qui, touché par la vie de Saint‑Antoine, devint son
biographe en
360 et permit de faire connaître aux
générations futures l'ermite.
L'église
de La Roque possède une petite relique de Saint‑Antoine
authentifiée par Mgr Hasley (1825‑1888), Archevêque
d'Avignon de 1880 à 1884. Le premier dimanche qui suit le 17
janvier, la paroisse de La Roque célèbre ce Saint.
Saint‑Antoine et Saint Paul de Thèbes
par Teniers le Jeune
De
nombreux artistes et écrivains comme Gustave Flaubert
ont puisé dans la vie de
Saint‑Antoine pour alimenter
leurs œuvres. L'artiste peintre le plus célèbre est bien
sûr
Teniers le Jeune qui déclina ce thème dans
plusieurs dizaines de toiles, mais on peut citer aussi
Dali,
Jérôme Bosch, Pieter
Bruegel, Max Ernst, Matthias Grünewald ou Vélasquez.
L'une des peintures célèbres
et certainement codée est la
représentation que fit
Teniers de
Saint‑Antoine
rencontrant Saint‑Paul de Thèbes, peu de temps avant
la mort des deux ermites.
Saint‑Antoine l'ermite est
considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien.
Il est fêté le
17 janvier.
Sa rencontre
avec Paul l'ermite dans le désert
Contrairement à une fausse idée courante, c'est Saint‑Antoine
qui vint rencontrer Saint Paul et non l'inverse. La vie
de Paul l'ermite nous est racontée dans l'ouvrage en latin de
Saint Jérôme vers 375‑376 (La vie de saint Paul le premier
ermite). Saint Athanase aurait également écrit une vie de
Paul, antérieure à celle de Jérôme.
Paul (235‑340) eut 15 ans à la mort de son père et suite à
un désaccord avec son frère aîné au sujet de l'héritage, il
renonça aux biens de ce monde et se rendit dans le désert
oriental intérieur. Il vécut à cet endroit seul durant 80 ans
dans une grotte près d'une source. Habillé de feuilles de
palmier et nourri d'un demi‑pain qu'un corbeau lui apportait
quotidiennement.
Peu
avant sa mort, Antoine le Grand, averti de la présence de Paul
par un ange, vint lui rendre visite. Ils s'embrassèrent,
prièrent et s'assirent.
Paul
demanda : " Le monde subsiste‑t‑il ?
L'injustice existe‑t‑elle encore sur la Terre ?Les
magistrats gouvernent‑ils avec l'erreur de Satan dans l'esprit,
en tyrannisant les faibles ? "
Saint‑Antoine
répondit : "Oui, il en est ainsi... "
Le
corbeau vint alors leur apporter un pain entier, pour la
première fois depuis 80 ans. Peu après cette visite, Paul décéda
et Antoine vit son âme monter au ciel dans la joie des anges. Il
alla retrouver le corps de Paul et l'enveloppa du manteau offert
par l'empereur Constantin à saint Athanase. Puis, aidé
par deux lions, il l'ensevelit au même endroit. Au IVe
siècle le monastère Saint‑Paul y sera érigé. Antoine offrit la
tunique de Paul, en feuilles de palmier, à Athanase, qui
la portait lors des grandes fêtes.
Sa représentation
L'iconographie de
Saint‑Antoine est très variée. Il est souvent représenté âgé
et vêtu de l'habit des Antonins, une robe de bure munie d'un
capuchon. Il porte souvent avec lui un bâton se terminant
par un T,le
Tau et une clochette. À ses
pieds, un cochon représente l'attribut le plus célèbre du
Saint.
Saint‑Antoine le Grand perdit un peu de sa
popularité au XVe siècle où une confusion
commença avec Saint‑Antoine de Padoue, fêté le 13 juin.
Le symbole du cochon
viendrait d'un Ordre religieux Hospitalier : "Les Antonins", fondé en
Dauphiné en 1095. À cette époque, les porcs n'avaient
pas le droit d'errer librement dans les rues à l'exception
de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. Pour
d'autres auteurs, le
cochon symboliserait l’esprit malin et ne
serait apparu dans l’iconographie qu’au XIIe siècle.
En fait un cochon aurait été laissé par l'un de ses
disciples dans le désert.
D'autres sources nous disent qu'à l'origine, il s'agissait
d'un sanglier diabolique et que Saint‑Antoine aurait
domestiqué.
Saint‑Antoine Ermite
dans l'église de
Rennes‑le‑Château
Le cochon était considéré comme impur au Moyen‑Orient
et représentait le diable en Occident. Dans l’art moyenâgeux, les peintres Tintoret
et Véronèse le représentaient comme un animal aux
pouvoirs démoniaques, l’incarnation de la cupidité, alors que dans la mythologie celte, le cochon était magique, paré de nombreux
pouvoirs. D’ailleurs le cochon se promenait toujours non loin des druides, près des chênes,
des arbres sacrés pour les Celtes. L’un des
surnoms du dieu Mercure dans la mythologie gauloise était Moccus, signifiant porc en langue celtique !
Les
saintes Écritures par contre rapportent qu’Antoine
fût guidé par un loup dans le désert pour retrouver Saint‑Paul,
puis par un faune aux pieds fourchus et queue en tire‑bouchon.
La rencontre du faune et d’Antoine fit l’objet d’une sculpture
sur le tympan d’une porte de l’église de St Paul de Varax dans
l’Ain.
L’église date du XIIe siècle et le cochon ou sanglier
n’apparaît pas encore comme le compagnon de route de
Saint‑Antoine. Durant le Moyen‑âge (475‑1453), nous pouvons
constater que la truffe est méprisée, ayant une âme aussi noire que l’âme d’un damné. De plus, à cette
époque, ce qui venait du sol venait du diable. Le
porc ou le cochon, considéré comme impur par l’Église de Rome, est un animal luxuriant capable de
se
nourrir de n’importe quoi. Il peut déterrer la truffe
qui est donc impure et méprisée. Selon Saint Clément, le cochon et donc la truffe sont réservés à ceux qui
vivent sensuellement, c’est à dire comme des animaux.
Ce n’est que vers le XVe siècle que
le cochon apparaît dans l’iconographie chrétienne de
Saint‑Antoine. Ce cochon fut associé plus tard à certains
privilèges des Frères Hospitaliers de Saint‑Antoine fondés
au XVIIe siècle. Cet Ordre venant en remplacement de l’Ordre de
Saint‑Antoine né en 1095, fut dissout dans l’Ordre de Malte au
XVIIIe siècle. Les Antonins (dont le Tau était un emblème) avaient, entre autres privilèges,
l’autorisation de laisser leurs cochons se nourrir des détritus et de se promener en toute liberté dans
les cités. Les éboueurs de l’époque ! Ces cochons étaient marqués d'un Tau et avaient une clochette à
l’oreille.
Rappelons aussi que les Commanderies de Saint‑Antoine s’éparpillaient dans les campagnes,
de
préférence dans des lieux bien choisis et toujours
proches de forêts de chênes dans le Dauphiné, le
Périgord, le Sud‑Ouest ou en Provence.
Par contre, il semblerait que fin du XVe siècle et
début du XVIe siècle, pour mieux identifier les Saints et les intégrer dans la vie quotidienne, l’Église
leur a donné «le costume» de ceux qui les honoraient.
Saint‑Antoine décharné par le jeûne et tanné par le soleil devint un Chanoine Antonin à la
barbe opulente, au manteau de bure brune marqué du Tau couleur bleu. Et comme il était de bon ton que les
corporations se mettent sous la protection de l’Eglise et de ses Saints, les charcutiers trouvèrent
naturel de prendre Saint‑Antoine et son cochon comme saint Patron. Ils créèrent en 1475 la Confrérie des
Chevaliers de Saint‑Antoine, disparue puis remise à l’honneur en 1966. Les couleurs du médaillon sont bleues et dorées, bleues pour la couleur du fond de l’écusson donné par Louis XII aux charcutiers lors de la
déclaration de leurs patentes.
Les papetiers des Vosges le prirent aussi pour Patron
parce que l’outil qui sert à sortir le papier des cuves est en forme du T de Tau. Les Vanniers parce que les Antonins tressaient des
corbeilles pour occuper leur solitude et aider les pauvres. Et naturellement, Saint‑Antoine est devenu patron des
trufficulteurs quand la truffe ne fût plus considérée comme manifestation du malin, mais comme « met de
choix » tant sur les tables royales que papales. Le cochon permettait non seulement de bien se nourrir,
mais aussi d’avoir des réserves pour l’hiver. Il fut réhabilité, son odorat puissant permettait le cavage
des truffes. Nos lointains descendants verront peut‑être le cochon de
Saint‑Antoine se transformer en
chien truffier et un esprit malin verra dans le T du Tau, la lettre magique du T de
Truffes.
Dans
le
statuaire
de l'église de Rennes‑le‑Château, cette symbolique est
détournée en y représentant un sanglier habilement identifié
par l'ajout de petites défenses très caractéristiques. Car il faut
savoir que si les premières iconographies montrent un
sanglier ou un cochon sauvage, les suivantes et
surtout celles du 19e siècle montrent un cochon domestique
sans défense. Ce symbole du
sanglier fut certainement ajouté pour suggérer un autre
message, celui de Boudet et de sa
chasse au sanglier citée dans
La Vraie Langue
Celtique...
Saint‑Antoine est le patron
des personnes amputées, des animaux, des bouchers, des
éleveurs de porcs, des personnes épileptiques, des ermites,
des fabricants de paniers et de brosses, des fossoyeurs et
des moines. Il est invoqué pour lutter contre les maladies
de peau.
Plus de 50 saints
portèrent le nom d'Antoine, et parmi eux
Saint‑Antoine de Padoue
(1195‑1231). Ce dernier fut élevé à la dignité de docteur de
l’Église, septsiècles après sa mort par le pape
Pie XII en
1946. Il est le saint patron des
faïenciers et du Portugal, mais aussi des objets perdus. Saint‑Antoine de Padoue est représenté
dans
l'église Marie‑Madeleine
à Rennes‑le‑Château et
à Notre Dame de Marceille.
Saint Sulpice
Saint Sulpice naquit en
570 à Vatan dans le
Berry. D'origine gallo‑romaine, il voulut très
vite devenir moine.Il soulagea les mendiants, les pauvres
et les prisonniers jusqu'à l'âge de 40 ans.
Un
évêque de Bourges,
Saint Outrille, qui l'avait connu
au palais royal, le nomma en 612
"archidiacre". Sa mission devint l'assistance aux pauvres
et la direction de la cathédrale de Bourges.
Devenu prêtre en
618, il rejoignit le roi
Clotaire II, neveu de
Gontran, où il fut chargé de devenir aumônier
des armées.
En 624, l'évêque de
Bourges
décéda et la ville ainsi que le clergé réclamèrent
Saint Sulpice comme nouvel évêque.
Saint Sulpice dit le pieux
mourut le 17 janvier647 et il fut enterré à
Notre Dame de la Nef près de
Bourges.
Sainte Roseline
(Roseline de Villeneuve)
est associée à un réel mystère.
Elle était une
moniale chartreuse française, considérée comme sainte
par l'Église catholique.
Roseline naquit à Arcs sur
Argens dans le Var au
château de Villeneuve, le
27 janvier 1263. Son père était
Giraud II, alors
seigneur du château, et sa mère Sybille de Burgolle de
Sabran des Arcs.
Elle mourut le17 janvier 1329
Sainte Roseline de Villeneuve (1263-1329)
Elle fit
son noviciat à Saint-André-de-Ramières près de Prébayon
dans le Vaucluse puis un second noviciat à la chartreuse
Notre-Dame de Bertaud (Sainte-Marie d'Aurouse) dans les
Hautes-Alpes (Gap) avant d'être admise à faire
profession religieuse le jour de Noël 1280. Elle y vivra
dans l'austérité et qui deviendra plus tard prieuré de
la chartreuse de la Celle-Roubaud fondée par son frère
Hélion dans le diocèse de Fréjus.
Curiosité
historique ou coincidence, son frère était
Hélion de Villeneuve, grand maître des
Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Hélion de
Villeneuve naquit vers 1270 en Provence
et disparut le 27 mai 1346 à Rhodes. Il
est le fils d'Arnaud de Villeneuve, seigneur des Arcs et
de Sibylle de Sabran. Il devint chevalier de la langue
de Provence et commandeur de Manosque et de Puimoisson à
partir du
et de la commanderie templière du Ruou à la suite de sa
dévolution aux Hospitaliers.
Hélion de
Villeneuve devint le
26e grand
maître des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de
Jérusalem en 1319.
Elie de Villeneuve (1270-1346)
Roseline est rattachée à ce que l'on appelle « Le
miracle des Roses ». La généreuse fille du
seigneur du village se cachait pour donner à manger aux
pauvres.Vers l'âge de 12 ans, elle prit
l'habitude d'aller les voir avec du pain dans son tablier.
Mais un jour, elle fut surprise par son père qu'il lui
ordonna de montrer ce qu'elle cachait dans son tablier. Une
brassée de roses en fleurs apparue à la place.
Ce miracle est également attribué à la vie d'Élisabeth de
Hongrie, d'Élisabeth du Portugal et de Germaine de Pibrac.
Après ce miracle, elle se consacra
essentiellement aux pauvres. Elle entra à la chartreuse de Saint André de
Ramières près du Mont Ventoux, puis à la chartreuse de
Bertaud dans les Hautes‑Alpes, et enfin à
l'abbaye de la
Celle‑Roubaud en
1285, près du château des Arcs.
Elle mourut le17 janvier 1329à l'âge de 66 ans et on l'enterra
dans le cloître de l'abbaye.
Cinqans plus tard, le
11
juin 1334, Jean XXII
fit exhumer le corps pour le transporter dans la
chapelle.
Mais, lors de l’exhumation, le mystère était à son
comble. Le corps de Roseline était resté intact ainsi que
ses yeux pleins de vie. Ces derniers furent retirés sur
l’ordre du neveu de Roseline, Elzéar de Villeneuve et il les
plaça dans un reliquaire.
Sainte Roseline sous sa châsse
de verre
dans l'église Sainte Roseline
Entre 1334 et 1614, le corps
disparut, probablement caché, et on le retrouva en
1614 dans un même état de conservation.
En
1660,
Louis XIV
dépêcha un médecin pour vérifier le miracle et ce
dernier perça un oeil à l'aide d'une aiguille qui le creva.
Le miracle était prouvé. Le
5 juillet 1894, puis en
1996, son corps fut conditionné et placé dans
un reliquaire visible aujourd'hui dans la chapelle Sainte
Roseline.
Le prénom
Roseline rappelle dans la
Langue des
oiseaux, la fameuse "Rose Line" ou "Ligne rose",
que l'on assimile volontier à la ligne de cuivre marquant le méridien que l'on peut voir
au sol dans l'église Saint‑Sulpice à Paris.
La méridienne de l'église Saint‑Sulpice de Paris
Aux Arcs, la chapelle Sainte-Roseline édifiée au
XIe siècle
a été classée monument historique en 1980.
Elle abrite la dépouille de sainte Roseline qui est
exposée dans une châsse en cristal et un reliquaire qui
conserve ses yeux, miraculeusement préservés.
Sainte Roseline est la patronne des
alchimistes et elle est fêtée le 17 janvier.
On peut encore aujourd'hui voir une
arche de pierre qu'on appelle « la porte du Miracle ».
Cette « porte du
Miracle » liée à l’histoire de
Sainte Roseline
se trouve dans le
village des Arcs-sur-Argens, dans le
département du
Var, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est là
que se serait produit le miracle des roses.
Curieuse ressemblance avec
Sainte Germaine de Pibrac
Sainte Germaine de Pibrac
(Germaine Cousin)
naquit vers 1579 dans le petit village de
Pibrac,
près de Toulouse en Haute-Garonne. Infirme dès sa naissance (elle
était atteinte de scrofules, adénopathie tuberculeuse, et
avait une main atrophiée). Issue d'une famille pauvre, sa
mère mourut alors qu'elle était très jeune et son père se
remaria avec une femme acariâtre qui lui fit subir toutes
sortes d'humiliations et de maltraitances. Germaine fut
reléguée dans un appentis, loin de la vie familiale. Après avoir persuadé son père,
elle devint bergère tout en trouvant du réconfort dans la
prière. Elle allait tous les jours à la messe, et
donnait aux pauvres le peu de pain qu'elle avait. Un jour de l'année
1601, son père la retrouva morte dans le
réduit où on l'obligeait à dormir. Elle avait 22 ans.
Elle fut enterrée dans l'église de Pibrac, et on oublia
l'existence de sa sépulture.
Le miracle en relation à
Sainte Roseline :
Un jour, sa marâtre l'accusa de voler du pain. Elle la
poursuivit afin de la frapper et de la confondre, malgré
l'insistance de voisins qui voulaient la retenir. Quand
celle-ci rattrapa Germaine, elle lui fit ouvrir son tablier,
et à la place du pain qu'elle pensait y trouver elle
découvrit une brassée de roses. Son père fut alors ébranlé
et lui interdit de frapper Germaine. Un tel miracle est
aussi rapporté pour sainte Élisabeth de Hongrie et sainte
Élisabeth de Portugal.
En 1644, alors que le sacristain se
préparait à organiser des funérailles en creusant une fosse,
il tomba sur un corps enseveli dont la fraîcheur le
stupéfia. Même les fleurs que la morte tenait étaient à
peine fanées. À la difformité de sa main et aux cicatrices
des ganglions de son cou, on reconnut Germaine
Cousin. Son corps fut alors déposé dans un cercueil
de plomb, offert par une paroissienne guérie par
l'intercession de la sainte. Le cerceuil fut ensuite déposé
dans la sacristie où il demeura, à nouveau oublié, encore
16 ans.
Le ,
Jean Dufour, vicaire général de l’archevêque de Toulouse,
vint à Pibrac et s'étonna de voir ce cercueil resté dans la
sacristie. Il le fit ouvrir, et découvrit que la sainte
présentait toujours le même état de fraîcheur. Il fit
creuser tout autour de là où le corps avait été trouvé, et
constata que tous les morts enterrés au même endroit
n'étaient que des squelettes. Ébranlé par ce miracle, le
vicaire demanda l'ouverture du procès en canonisation de
Germaine en 1700.
Puis en
1793, sous la Révolution, la commune de Toulouse
décida de détruire la dépouille par trempage dans de la
chaux vive. Deux ans plus tard, en 1795, le
curé constitutionnel de Pibrac récupèra la dépouille sous
forme d'os, et la réinhuma dans l'église.
Elle est aujourd'hui enterrée dans l'église
de Pibrac,
en face de la chaire.
Quatre principaux
miracles furent certifiés, discutés par la sacrée
congrégation des rites, et approuvés pour la béatification
de Germaine par Pie IX le
Sainte Germaine est fêtée le 15
juin.
Elle est la patronne des faibles, des malades, des
déshérités et des bergers.
On la représente vêtue d'une longue robe recouverte
d'un tablier avec un foulard sur les cheveux dans un
décor pastoral avec une quenouille et un bâton de
bergère accompagnée d'une brebis ou de plusieurs
moutons, avec un bouquet de roses ou quelques roses à
ses pieds nus.
Il est
aussi étonnant d'observer sa ressemblance avec l'histoire
de Sainte Roseline fêtée le 17 janvier.
Sainte Germaine de Pibrac Eglise de Rennes-le-Château
Le nombre 17
Avant d'aborder les fameux
17 janvier liés à Rennes‑le‑Château, il est intéressant de
voir que tout chose à une origine. Le 17 janvier est
sans doute né du nombre 17
qui a revêtu au cours de l'Histoire des symboles
ésotériques variés. Voici une liste des références les plus
connues :
17
est le numéro atomique du
Chlore Cl, élément sans lequel "la Grande
Œuvre" serait impossible. Il est le symbole de
la transmutation alchimique.
Pour les alchimistes,
17 est la forme de toute chose, le tout, et
la
Résurrection.
17
est l'étoile dans les arcanes du tarot,
symbolisant l'espérance et la confiance.
17
est un nombre très souvent utilisé par les
rituels des sociétés secrètes
Le 24 juin 1717,
la Grande Loge de Londres a été créée par quatre
confréries maçonniques unifiées. Anthony Sayer
est élu Grand Maître de cette Loge.
La somme des carrés
des nombres premiers jusqu'à 17
donne 666 qui est un nombre hautement
symbolique (Nombre de la bête). Ainsi : 2² + 3² + 5² + 7² + 11² + 13² + 17² =
666
Dans la bible, le
Déluge
commença un 17
(Gen.7,11) etl'Arche de Noé se posa
sur le mont Ararat (altitude17 000 pieds).
Les 10 Commandements
de Dieu ont été donnés en17 versets au vingtième chapitredulivre de l'Exode.
Les
Tables de la Loi
furent rompues un 17
du mois de Tamuz.
Seth,
divinité guerrière de la mythologie égyptienne,
enferma son frère
Osiris dans une arche cercueil le
17 du mois de Athyr
17
est le nombre d'années de mariage qu'il faut
avoir pour pouvoir célébrer les noces de Rose...
La momie du Roi
Toutankhamon fut enveloppée dans
17 draps
Les Italiens ont
horreur du 17, car il s'écrit
XVII
en chiffres romains, ce qui correspond à
l'anagramme
VIXI et qui veut dire "j'ai vécu" ou "je
suis mort". En Italie, il n'y a pas de
17ème
étage, les hôtels n'ont pas de chambre 17,
les avions n'ont pas de place 17...
Les Grecs anciens
connaissaient le nombre particulier 17 et
que l'on retrouve au
Parthénon avec
17 colonnes sur sa
longueur.
Les 17 janvier et l'énigme de Rennes‑le‑Château
Voici enfin les 17 janvier
reliés de près ou de loin à l'affaire de Rennes‑le‑Château.
Certains sont évidents pour les passionnés, d'autres sont plus
discrets. Mais cette liste prouve qu'une tradition hermétique
s'est propagée au cours de l'Histoire et dont l'origine reste
obscure. Bien sûr, l'inventaire n'est certainement pas
exhaustif...
17 janvier 356 ‑
Saint‑Antoine
Mort d'Antoine le Grand, dit
Saint Antoine l'ermite. Depuis, le
17 janvier est la fête de Saint Antoine.
"BERGERE PAS DE TENTATION
QUE
POUSSIN TENIERS ..."
C'est aussi par extension la fête de
Saint‑Antoine de Padoue, patron des objets perdus.
Saint‑Antoine Ermite
dans l'église de
Rennes‑le‑Château
17 janvier 647 ‑ Saint
Sulpice
Mort de
Saint Sulpicius,
ancien archevêque de la cathédrale de Bourges
vers 624. Depuis, le
17 janvier est la
fête de Saint Sulpice.
La renommée de Saint
Sulpice a été telle que de nombreuses églises portent
aujourd'hui son nom. Il faut aussi signaler que
Bourges est traversée par la méridienne 0°
que l'on appelle aussi le méridien
de Paris.
D'ailleurs,une ligne de cuivre datant de
1757
traverse la cathédrale de Bourges et servit de
cadran solaire. On retrouve cette ligne rouge (ou rose) dans
l'église Saint-Sulpice à
Paris, près du Gnomon. Cette fameuse méridienne coupe
également le Haut Razès au tombeau des Pontils, liant
Saint Sulpice à l'énigme de Rennes‑le‑Château.
Saint Sulpicius
Il faut aussi signaler que
Bourges fut la capitale des
Bituriges Cubi, un peuple gaulois. Ce nom
"Biturige" est en fait une confédération de peuples
regroupant les Bituriges Cubi, les
Bituriges Segalauns, et les Bituriges Vivisci. Leurs richesses
étaient immenses et ilsdominèrent politiquement et économiquement la Gaule
celtique. Les Bituriges Cubi prirent pour chef
des Arvernes,
Vercingétorix. et ils se disaient "Rois du monde"
Notons que la page 2 du
Serpent Rouge contient
un court extrait du livre "L'Alchimie Moderne" écrit par
l'abbé Th. Moreux,
directeur de l'observatoire de
Bourges. Ceci montre un autre lien entre
l'église Saint Sulpice et Bourges...
17 janvier 681 ‑ Sigisbert IV
Selon la légende, c'est le 17 janvier 681 qu'une
lignée mérovingienne, avec
Sigisbert IV fils
de Dagobert II, serait arrivée à Rhedae,
l'ancien nom de Rennes‑le‑Château. Le
jeune enfant aurait eu 3 ans juste
après l'assassinat de son père. Le Razès était en ce temps‑là wisigoth. Sigisbert IV prit selon le Prieuré de Sion le nom "Plant‑Ard"
dit "Le Rejeton Ardent" et eut une descendance.
C'est à cette descendance que Pierre Plantard
prétendait appartenir.
Dagobert II
17 janvier 1329 ‑ Sainte
Roseline
Décès de
Sainte Roseline,
célèbre pour la légende de son tablier aux roses, mais aussi
pour la parfaite conservation de son corps.
Patronne des alchimistes, son nom est
intimement lié à la "Ligne Rose" dont les racines
commencent à Saint Sulpice.
Enfin, la légende de
Sainte Roseline est curieusement similaire à celle de
Sainte Germaine de Pibrac
Sainte Roseline Église de Belgentier
17 janvier 1382 ‑ Nicolas
Flamel
NicolasFlamel réalisa
selon la légende le GrandŒuvre alchimique
en produisant de l'or le 17janvier 1382. C'est dans
ses textes que le célèbre alchimiste raconte sa
transmutation:
"La première fois que je fis la
projection, ce fust sur du mercure, dont j'en converti
demy‑livre ou environ en pur argent, meilleur que celuy de
la minière, comme j'ay essayé et faict plusieurs fois."
Selon lui, il découvrit l'élixir
blanc, le petit magistère, qui transmute le mercure en
argent. Il se sait proche du Grand Œuvre, proche de l'or.
Le 17 janvier fut la date du dépôt
par Claude Perrault (1613‑1688) médecin et
architecte, et Jean‑Dominique Cassini (1625‑1712)
astronome, d'une statue de Vierge Noire dans
l'oratoire,
au fond des souterrains de
l’Observatoire
de Paris.
Il faut rappeler que l’Observatoire
de Paris fut construit sous
Louis XIV
entre
1668 et 1672, et
les plans furent dressés par
Claude Perrault, architecte du
Roi et frère du célèbre écrivain
de contes pour enfants.
L'ancien Observatoire de Paris
sur le méridien de Paris
Le 21 juin 1667,
jour du solstice d'été, les mathématiciens de l'Académie
tracèrent sur le terrain, à l'emplacement actuel du bâtiment, un
méridien qui devint le méridien de
Paris, ainsi que les autres directions nécessaires à
l'implantation exacte de l'édifice. Le plan médian de celui‑ci
permit de définir le fameux méridien origine pour la France, à la place
de celui de
Saint Sulpice (La Ligne Rose).
17 janvier 1776 ‑ Coudenberg
La pose de la première pierre de l'église
Saint‑Jacques de Coudenberg
à Bruxelles eut lieu le 17 janvier 1776. Une
médaille de
Charles‑Alexandre de Lorraine portant le bijou
et la plaque de l'Ordre Teutonique
célèbre d'ailleurs l'évènement.
Il faut rappeler que d'après les
dossiers secrets de Pierre Plantard,
Charles‑Alexandre de Lorraine
serait le
23èmeGrand Maître du
sulfureux
Prieuré de Sion après 1188 et que l'égliseSaint‑Jacques sur Coudenberg se
situe sur laPlace Royale où s'élève maintenant la
statue équestre de Godefroi de Bouillon.
L'église Saint‑Jacques de Coudenberg
à Bruxelles avec la statue de Godefroi de Bouillon, place royale
La date du
17 janvier est
lisible sur l'envers de la médaille
17 janvier 1781
Comme indiqué sur
la stèlede sa tombe,Marie de Négri d'Ables,
Marquise de Blanchefort, est décédée le 17 janvier 1781
à l'âge de 67 ans.
Cette stèle aurait été burinée par
Bérenger Saunière et il
ne nous resterait qu'une reproduction.
Elle est
aussi l'anagramme de la phrase codée :
"BERGÈRE, PAS DE TENTATION QUE
POUSSIN, TENIERS, ...",
ICI REPOSE Jean VIE né en 1808 Nommé Curé en 1870 Mort le 1er
7bre 1872
‑ PRIEZ POUR LUI
La stèle de Jean Vié
église de
Rennes‑les‑Bains
La
calligraphie est d'ailleurs très importante, car on voit
nettement que les tailles du
1 et du
7
sont exagérées par rapport aux autres chiffres, comme
pour attirer l'attention. Seul un initié peut deviner le
très astucieux jeu de mots :
"17 Jean VIÉ", probablement mis en place par
Boudet
ou Jourde.
17 janvier 1893
Coïncidence ou non, la vente du
domaine de ND de Marceille
eut lieu le
17 janvier 1893. Ceci est rapporté par le livre
de G. Migault page 82 :
"Suite à de nombreux problèmes
juridiques la mise en vente en un seul lot
de tout le domaine a lieu le mardi
17 janvier 1893"
ND de Marceille à Limoux
Il faut rappeler qu'une étape importante
dans l'histoire de
ND de Marceille et de
Mgr Billard face à Mr Bourrel a été
cette vente aux enchères
qui permit sans aucun doute de conserver aux mains des Hommes
d'Eglise un ou plusieurs secrets inestimables.
17 janvier 1917
On a longtemps confondu cette
date avec le décès de Bérenger Saunière qui survint en fait le
22 janvier 1917.
Il reste que ce fut le
17
janvier 1917
que Marie Dénarnaud
retrouva Bérenger Saunière inconscient devant la porte
de la Tour Magdala, apparemment
victime d'une congestion cérébrale. Il devait mourir cinq
jours plus tard.
Bérenger Saunière
dans son fauteuil
mortuaire
17 janvier 1967
Le Serpent Rouge est une
prose allégorique et initiatique intimement liée à Rennes‑le‑Château. Le
personnage qui parle à la première personne commence son
voyage au Verseau et le termine au Capricorne. Son voyage
culmine à la dernière strophe le 17 janvier,
date hautement symbolique :
Mon émotion fut grande, "RETIRE MOI DE
LA BOUE" disais‑je, et mon réveil fut immédiat. J'ai omis de
vous dire en effet que c'était un songe que j'avais fait ce
17 JANVIER, fête de Saint SULPICE. Par la suite mon
trouble persistant, j'ai voulu après réflexions d'usage vous
le relater un conte de PERRAULT. Voici donc Ami Lecteur,
dans les pages qui suivent le résultat d'un rêve m'ayant
bercé dans le monde de l'étrange à l'inconnu. A celui qui
PASSE de FAIRE LE BIEN !
(extrait du Serpent Rouge)
Ce n'est pas tout. La page de
garde du Serpent Rouge
actuel
est datée du 17 janvier 1967 indiquant qu'il pourrait
s'agir de la date d'édition.
Le Serpent Rouge fut en fait
déposé à la bibliothèque nationale un mois plus tard,le 15 février 1967
17 janvier 1975
C'est à cette date que l'ArchiducRodolphedeHabsbourgvisita la "colline envoûtée" de
Rhedae (Rennes‑le‑Château).
Cette visite peut être vue comme un pèlerinage
initiatique à propos deson
cousin, Jean Salvator de Habsbourg, mort en
1910,
et qui aurait fréquenté l'abbé
Saunière sous le nom de "L'étranger".
Le blason de la famille des
Habsbourg‑Lorraine
17 janvier 1981
C'est le17janvier1981 que se réunissait à Blois une société secrète,
mieux connue depuis peu : le Prieuré de Sion, afin d'y tenir son
assemblée. Les médias relayèrent cette information,
probablement à l'initiative du
Prieuré.
C'est ainsi que le grand public découvrit un Ordre
qualifié par la presse de "véritable société secrète de
121 dignitaires". Lors de cette assemblée de Blois,
Pierre Plantard de Saint‑Clair fut élu
Grand Maître
du Prieuré de Sion et
27e nautonier de l'Arche‑Royale,
par 83 voix sur
92 votants, au 3ème
tour de scrutin. Pierre Plantard
devint donc Grand Maître le 17 janvier 1981
Pierre Plantard
17 janvier Pommes bleues
Pendant longtemps les chercheurs ont
imaginé une explication à propos des fameuses
Pommes Bleues
citées dans la phrase :
BERGÈRE, PAS DE TENTATION QUE
POUSSIN, TENIERS, GARDENT LA CLEF PAX DCLXXXI
PAR LA CROIX ET
CE CHEVAL DE DIEU,
J'ACHÈVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI
POMMES BLEUES
Il se trouve que le17 janvier
à midi heure solaire, un rayon de soleil traverse un
vitrail de l'église de Rennes‑Le‑Château et projette des
taches de couleurs, dont le bleu, sur le mur nord. C'est le
phénomène dit : "Pommes Bleues".
Il est a noter
qu'un phénomène comparable se déroule aussi le 17 janvier
à l'église de
Saint Sulpice.
En réalité l'église de Rennes‑le‑Château
est parcourue par les Pommes bleues
plusieurs jours avant et après le 17 janvier. La trajectoire des
faisceaux lumineux est aussi très difficile à interpréter,
allant des fonds baptismaux au chœur, en passant par la
chaire. Le vitrail responsable de ce jeu de couleur se
trouve au‑dessus dela statue de Saint Roch.
Enfin, si on prend pour hypothèse que
Saunière ou
Boudet sont à l'origine de ce code
lumineux, il faut aussi tenir compte de la déclinaison
magnétique à raison de
0,07° par an depuis
110 ans. On peut aussi
imaginer que le phénomène est plus ancien, ce qui rend alors
l'interprétation encore plus difficile.
17 janvier ‑ Église Saint
Sulpice de Paris
Le 17 janvier, entre
12h 50
et 13h 10, à midi vrai, un phénomène équivalent à
celui de l'église de Rennes‑le‑Château se produit dans
l'église Saint Sulpice de
Paris.
Plusieurs tâches de lumières peuvent
être observées sur le Gnomon et suivent le méridien
de cuivre appelé aussi "La Ligne Rose"...
(méridien de l'église Saint-Sulpice de Paris)
Le Gnomon de l'église
Saint-Sulpice à
Paris
17 janvier ‑ Saint Genou
D'origine bien mystérieuse, Le
17 janvier
est aussi la fête de Saint Genou qui reste peu
connue.
Ce personnage était en fait
Saint Genulfe,
premier
évêque de Cahors mort en
256. Peu connu,
il répandit sa foi en pleine Gaule dans le diocèse de Bourges.
Mais quel est le lien avec
Rennes‑le‑Château ? Il faut peut‑être y voir une
allusion au 17 janvier au travers du "Genou".
Il se trouve que le "Genou gauche découvert" est un
signe de reconnaissance pour la réception des jeunes initiés
chez les Francs Maçons.
Héliodore chassé du Temple
par
Eugène Delacroix
Or il existe dans
la chapelle des Saint Anges
(allusion aux sociétés secrètes angéliques ?), dans l'église Saint Sulpice,
une fresque d'Eugène Delacroix,
"Héliodore chassé du Temple" et dans lequel
cinq
personnages ont le genou découvert. Mais cette allusion, si
elle a été voulue par le peintre, va plus loin puisqu'il
choisit de peindre 5 genoux droits et non gauches, peut être
pour exprimer ce même souci d'inversion.
Ceci nous amène dans la langue des
Oiseaux à
Saint Genou = 5 genoux d'où
le 17 janvier.
Un autre indice nous est peut‑être
donné par la statue d'Asmodée dans l'église de
Rennes‑le‑Château. Il a aussi le genou droit découvert et sa
main droite montre clairement 5 doigts, autre
allusion possible à Saint Genou.
Asmodée à l'entrée de l'église de
Rennes‑le‑Château
17 janvier... sortie de
deux films cultes
On ne peut terminer cette liste des
17 janvier sans faire un clin d'œil au cinéma et
rappeler que le célèbre film de
Jean‑Jacques Annaud "Le Nom de la Rose", adapté du roman d'Umberto Eco, fut dévoilé le
17 janvier 1986,
et sortit le
17 décembre 1986.
Et que le film "Da Vinci Code" sortit
au cinéma le 17 mai 2006
à la place du 17 janvier du
fait du procès Dan Brown...