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Ou l'histoire d'un grand Secret...

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Chronique à Sougraigne - Rennes-le-Château Archive

Chronique à Sougraigne

Ils ont trouvé le trésor !!

Rennes‑Le‑Château ou l'histoire d'un grand secret

 

 

 

Il était une fois un site qui aurait dû rester secret...

 

   Une fanfare médiatique diront certains, un feu de paille diront les autres. Assurément le message d'un chercheur (MV) et que certains reconnaitront sans peine, posté le 24 juillet 2011, fit son effet. Le matin même, Franck Daffos m'appelait en me confiant : "Il est devenu fou..."

 

   Comment en est‑on arrivé là ? La réponse ne m'appartient pas et je laisse les intéressés s'exprimer s'ils le souhaitent. Cela a d'ailleurs largement été fait depuis le forum RLC Archive et même avec les médias. Quoi qu'il en soit, l'incorrigible révélation de MV concernant un site géographique tenu secret jusqu'en 2011 fut un réel séisme dans le microcosme des chercheurs de Rennes, mais pas pour les raisons que l'on croit...

 

    Le travail d'un chercheur est sacré et les milliers d'heures, voire les années, consacrées à une étude aussi sensible que l'énigme de Rennes, représentent un investissement humain que rien n'autorise à un sabordage par autrui. Le cas ici est exemplaire. Didier Héricard de Thury est un chercheur de l'ombre. Depuis 1967, il ne cessa de se passionner pour cette histoire. Eut‑il plus d'intuitions que d'autres ? Avait‑il sous la main quelques documents sulfureux ? Eut‑il de la chance ? Sans doute tout à la fois. Le fait est que lorsqu'il rencontra Franck Daffos, les deux esprits intuitifs et passionnés fonctionnèrent à plein régime, Didier Héricard de Thury ayant dans sa besace de nombreuses études inédites.

 

   En 2005 "Le secret dérobé" est publié par Franck Daffos et c'est un premier séisme. Les thèses Gérard de Sède à bout d'arguments ne pouvaient plus expliquer certaines lacunes historiques. Ce nouveau virage laissa quelques chercheurs sur le quaie refusant encore de croire à un autre scénario, plus complexe, plus historique, et surtout plus incroyable. Pourtant les faits sont là et les coïncidences biographiques et historiques renforcent chaque jour cette histoire merveilleuse. Saunière apparait comme un prêtre manipulé, et un prêtre jusque‑là inconnu, Jean Jourde, tirerait les ficelles. Par un pur hasard de circonstance, initié à l'énigme quelques années auparavant, je prenais alors ce train en marche. La création d'un site RLC Archive pour dénoncer les abus, puis une journée à ND de Marceille avec Franck, puis un forum, permirent d'imposer contre vent et marée quelques thèses dérangeantes. Ce fut ensuite de belles découvertes, puis la rencontre avec MV, puis Jean Brunelin, puis un livre "Le Secret dans l'Art" en 2008.

 

   Chaque chercheur possède sa méthode, ses règles, ses intuitions, ses convictions, et j'ai pu maintes fois le vérifier. Inutile de convaincre un chercheur avec les thèses d'un autre. La cause est perdue d'avance. Seul moyen, amener des indices irréfutables, une gageure sur une affaire concernant un secret historique. Mais une chose est certaine, le respect prédomine, car chacun connaît les efforts et les sacrifices que ces études passionnées peuvent provoquer. 

 

   C'est en cela que cette vulgaire chamaillerie comme aime le rapporter les médias n'en est en réalité pas une. C'est bien plus grave puisqu'il s'agit d'un différent d'ordre privé entre MV et les associés Franck Daffos / Didier Héricart de Thury, basé sur des problèmes de propriété de découvertes, des droits documentaires et des droits à la publication d'un livre, un sujet classique entre chercheurs lorsqu'une piste se révèle être importante. Cette situation intenable aura fini par imploser, il fallait s'en douter... surtout lorsque l'objectif mis en commun arrive à son terme...

 

   Cette implosion se concrétisa par le fameux post de MV déposé sur trois forums et des révélations au compte‑goutte, ceci avec des documents et des études qui n'appartiennent qu'à Didier Héricard de Thury. On peut adhérer ou non à une recherche, mais le fait qu'elle soit publiée à l'insu de son auteur constitue une véritable trahison et un vol intellectuel. Chacun appréciera...

 

   Je fais confiance malgré tout au temps et à la sagacité des internautes et des passionnés pour juger. Personne n'est dupe et comme dirait quelqu'un, bien mal acquis ne profite jamais....

 

S'agit‑il de la cache originelle ?
Peut‑être, mais l'aventure ne s'arrête pas là...

 

    Il faut dire que les enjeux sont colossaux, chacun essayant de s'approprier la paternité des pistes et de revendiquer l'invention du trésor présumé. Les passionnés qui suivent l'affaire le savent. Il ne s'agit pas d'un petit pécule de campagne, mais du plus beau des dépôts, celui amassé par les Wisigoths qui réunit les trésors de Rome pillés par Alaric I en l'an 410 ap. J.‑C. , et les trésors du Temple pillés par Titus à Jérusalem en l'an 70 ap. J.‑C. Ajoutons à ceci une relique, la plus belle, ramenée peut‑être par les Templiers, l'Arche d'Alliance... Nous avons donc là largement de quoi rêver et ceci explique le bouillonnement des chercheurs.

 

   La suite de l'évènement est connue. Des répliques agitent régulièrement le milieu médiatique et le petit club des chercheurs, d'autant que personne ne sait comment tout ceci va évoluer. Après une longue discussion avec Franck Daffos nous ne pouvons constater qu'un formidable gâchis humain. Cette étude commencée il y a de nombreuses années dans l'ombre par Didier Héricard de Thury, avançait lentement et surement. Parallèlement, bien d'autres recherches furent menées, mais celle‑ci présente un avantage certain. Elle repose sur un contexte historique solide qui n'est plus à démontrer et une multitude de faits convergents pointant vers le Pech d'En Couty. Je sais que de nombreux chercheurs n'y adhèrent pas et c'est normal. On ne peux porter une étude que lorsque celle‑ci est comprise et admise dans ses moindres détails, d'autant que d'autres recherches tout aussi passionnantes existent et sont particulièrement pertinentes.  Seul le temps amènera sa vérité...

 

   Ce lieu serait la cache originelle tant recherchée par Boudet et Jourde, un lieu où renfermerait un dépôt trésoraire scellé vers le VIe siècle, c'est fort possible, mais attention si de nombreux codages nous amènent à ce point, il n'existe encore aucune preuve factuelle. D'autant que, je suis très loin d'affirmer qu'il s'agit du seul endroit sensible. En réalité d'autres points existent et chaque chercheur selon sa sensibilité et ses convictions pourrait en faire la démonstration. Pour ma part, j'ai la preuve qu'un autre site existe rendant l'affaire plus complexe et donc lacunaire. Beaucoup de questions sont donc suspendues et l'énigme est très loin d'être terminée comme l'affirment certains... 

 

   Le point de Sougraigne étant révélé, il faut maintenant faire avec et éviter un pillage. Le lieu attire inévitablement des curieux, mais aussi des personnes de la région et de façon plus amusante, des détracteurs qui pendant longtemps n'ont cessé de nier la réalité de l'énigme. Les temps changent et le voile se lève petit à petit. Espérons que le Secret soit digne de notre siècle, un temps où la cupidité et l'égoïsme n'ont malheureusement pas disparue, bien au contraire...

 

 

Pour mémoire, voici quelques pages médiatiques d'un mois agité, celui de juillet 2011, et qui resteront gravées dans l'histoire de la recherche castel rennaise...

 

LA DEPECHE.fr     (publié le 27 juillet 2011)

Un lieu proche de Rennes‑le‑Château qui devrait être sécurisé dans les prochains jours par les forces de l'ordre.

Trois chercheurs auraient découvert le site où est enfoui le trésor des Wisigoths.

C'est dimanche dernier que les passionnés de secrets ésotériques, historiens et curieux de tous poils ont découvert sur internet un manifeste signé de Michel Vallet indiquant par un véritable jeu de piste, l'entrée d'un passage pour accéder au fameux trésor de conquête des Wisigoths. Une révélation née d'une polémique. Deux des protagonistes de la découverte accusent le troisième de vouloir publier seul un livre à son compte sur l'affaire.


Il existerait une autre entrée
au‑dessus de cette roche naturelle également bouchée.

Photo DDM D.D

Alors que toutes les demandes officielles pour exploiter les lieux sont en cours. Réplique du troisième, il livre l'endroit. Une querelle qui a fait le bonheur des internautes chercheurs de trésors. Sur la toile, est livré la localisation et la trouvaille fantastique des trois nouveaux Indiana Jones. Le lieu mentionné selon les auteurs de la découverte Franck Daffos, Didier Héricart de Thury serait indiqué dans plusieurs tableaux de Poussin et sur les Chemin de Croix essentiellement, autant de messages glissés pour les initiés. Comme dans celui de Rennes‑le‑Château, où Simon aidant Jésus à porter sa croix poserait son pied dans la cavité en question. Lieu que pour des raisons de sécurité nous ne révélerons pas ici. La lecture des spécialistes avec nombre de références livresques abonderait dans ce sens. Le trésor serait désormais en passe d'être découvert. Pour avoir fait le périple il nous faut préciser au lecteur que si nous n'avons pas trouvé le trésor, le chemin n'est pas une sinécure, sans être un chemin de croix il n'est pas à la portée de tous et parfois dangereux. La cavité ou plutôt le boyau en question part d'un soupirail, actuellement bouché, pour arriver huit mètres plus bas dans un labyrinthe qui atterrirait dans un couloir fait de niches ou reposerait le fameux coffre posé au milieu d'un écrin de roche naturelle, très certainement inviolé depuis 1294 selon les découvreurs. Évidemment le propriétaire des lieux se dit inquiet et a très peur de voir débarquer une horde sans pitié : « Ils vont me défoncer la montagne à la barre à mine ou même au marteau‑piqueur ou à l'explosif, ça va être un défilé permanent… sans compter les risques qu'ils encourent à pénétrer dans ce boyau. Je ne suis pas franchement rassuré. » S'il ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet, nous savons que le capitaine Baudry de la gendarmerie de Limoux s'est lui‑même rendu sur les lieux selon le propriétaire : « pour voir comment éventuellement il pourrait sécuriser l'endroit. Et s'il est fréquenté ». Une affaire prise très au sérieux par les services de sécurité et dans le milieu très fermé des chercheurs et historiens qui pour la plupart ne souhaitent pas s'exprimer publiquement, mais reconnaissent que l'hypothèse de cet emplacement pourrait bien être le bon. Un nouveau graal dans les entrailles de la terre à quelques encablures de Rennes‑le‑Château qui devrait livrer prochainement ses secrets, si l'État autorise les fouilles.

 

   Le 29 juillet 2011 la plupart des journaux locaux dont le MIDI LIBRE et L'INDEPENDANT faisaient l'écho d'un interview de Franck Daffos et de quelques réactions glanées ici et là...

 

Midi Libre

 

AUDE   La piste du trésor des Wisigoths se précise entre Sougraigne et Fourtou

 

La plus grande relique de l'histoire de l'humanité et le trésor des Wisigoths provenant du pillage du temple de Salomon" reposeraient dans une des nombreuses cavités souterraines qui jalonne un pech (un mont) culminant à presque 700 m entre les villages de Sougraigne et de Fourtou dans la Haute‑Vallée de l'Aude. C'est du moins ce qu'affirme un habitant de la Haute‑Garonne, Franck Daffos, passionné par l'histoire de Rennes‑le‑Château qui ne ménage pas ses efforts depuis près de 40 ans pour remonter la piste de ce fameux trésor.

 

"Il faut éviter un gâchis extraordinaire"

 

Il craint aujourd'hui de le voir piller par des chercheurs beaucoup moins scrupuleux, attirés par le seul appât du gain qui pourraient s'attaquer à la montagne à coup de pioches et de dynamite. La publication sur internet, dimanche dernier, d'informations pouvant mener jusqu'à la fameuse cavité l'inquiète effectivement beaucoup. D'autant qu'elles ont été mises en ligne par Michel Vallet, un passionné comme lui, avec qui il travaillait depuis de nombreuses années. En fait, les deux hommes et un Carcassonnais, Didier Héricart de Thury, ont uni leurs efforts depuis 2007 pour mener à bien cette enquête longue et compliquée.

La publication, la semaine dernière, du livre L'or de Rennes, quand Poussin et Téniers donnent la clef de Rennes‑le‑Château, écrit par seulement Didier Héricart de Thury et Franck Daffos a mis le feu aux poudres et définitivement fâché Michel Vallet qui a donc publié le résultat des recherches sur le net. Au risque que le site soit fouillé par n'importe qui. "Il faut absolument éviter un gâchis extraordinaire. Le lieu doit être sécurisé pour que les pillards ne puissent pas s'en emparer !", s'affole Franck Daffos.

 

"L'Etat peut déposer plainte"

 

Dès dimanche dernier, il est entré en contact avec les gendarmes du secteur qu'il a conduit sur les lieux. "Ils ont été très réceptifs et savent à quoi s'attendre, reprend le Haut‑Garonnais. À présent, le dossier serait entre les mains de l'Etat qui peut déposer plainte pour 'incitation au pillage du patrimoine national'". Car, assure Franck Daffos, "Michel Vallet a spolié notre travail". Les chercheurs avaient effectivement commencé à explorer les cavités de près, notamment grâce à du matériel importé des Etats‑Unis.
Une caméra a été introduite dans la faille mais les images n'étaient pas exploitables. Il reste maintenant à entamer des fouilles officielles qui ne pourront commencer qu'après que l'Etat en donne l'autorisation.

 

"Le trésor de Rennes est à Rennes"

 

Membre de l'association Terre de Rhedae, Emile Climent juge "fantaisiste" la théorie de trois chercheurs du trésor de Rennes‑le‑Château selon lesquels le fameux trésor des Wisigoths serait caché dans un souterrain entre Sougraigne et Fourtou. "D'autant plus qu'au Ve siècle la configuration des lieux était totalement différente". "La réalité est beaucoup plus simple. Marie Désarnaud (la servante de l'abbé Saunière, NDLR) disait souvent 'tout le monde marche dessus sans le savoir'. En fait, un emplacement a été situé dans le village de Rennes. On attend une autorisation de la DRAC pour ouvrir. Nul besoin d'escalader ou de saccager le maquis. C'est plus simple" précise Emile Climent.

 

La quête du trésor de l'abbé Saunière

 

L'église et ses symboles maçonniques gravés dans la pierre.

A l'entrée de Rennes‑le‑Château, minuscule village perché de la haute vallée de l'Aude, un panneau annonce la couleur : il interdit aux 120 000 visiteurs annuels accourus du monde entier de creuser des trous pour rechercher l'énigmatique magot de l'abbé Saunière.

Près d'un siècle après sa mort, le trésor supposé de Béranger Saunière suscite plus que jamais les passions, témoigne le maire Alexandre Painco. "Il y a tout le temps du monde", dit‑il. Grande‑Bretagne, Etats‑Unis, Australie, mais aussi Brésil ou Japon...«Les gens arrivent de partout".

Plus de 500 romans, thèses ou essais ont été écrits sur le prêtre arrivé au village en 1885 et qui se mit à procéder à des travaux extravagants, sans que quiconque ne connaisse l'origine de sa fortune subite : rénovation de l'église, tour néo‑gothique, villa, parc et jardins.

 

Un industriel de Perpignan

 

L'auteur américain Dan Brown se serait inspiré de la légende du prêtre, qui emporta son secret dans la tombe en 1917, pour son best‑seller, le Da Vinci Code. Un personnage nommé Saunière y meurt dès le premier chapitre.

Aux origines de la renommée d'une légende jusqu'alors confinée peu ou prou à la région, Noël Corbu, un industriel de Perpignan. "Mon père a racheté en viager en 1946 le domaine de Saunière à Marie Dénarnaud", servante et maîtresse probable du prêtre dont elle avait hérité, raconte aujourd'hui la fille de Noël Corbu, Claire Captier.

«Pour faire venir du monde dans l'hôtel‑restaurant qu'il avait ouvert sur le domaine, il a répandu l'histoire du trésor", dit Claire Captier, 72 ans, qui s'est passionnée pour le sujet avec son époux Antoine.

La presse locale s'en est emparée à la fin des années 1950 et des ouvrages pseudo‑historiques se sont chargés du reste. L'origine de la bonne fortune de l'abbé est expliquée pêle‑mêle par le trésor des Wisigoths ou celui des hérétiques cathares, l'Arche de l'alliance ou encore le fruit d'un chantage : l'abbé aurait monnayé des découvertes remettant en cause l'histoire du christianisme.

Résultat, dans les années 1960, "les gens venaient avec des pelles et des pioches", se souvient Antoine Captier, 74 ans. "Ils achetaient des propriétés pour les fouiller".

 

"Les gens venaient avec des pelles et des pioches"

 

«Si on voulait le métro, les souterrains seraient déjà faits", ironise Alexandre Painco, expliquant "qu'on y allait même à l'explosif". Un arrêté municipal a interdit les fouilles en 1965 mais certains ne se laissent pas décourager. "Il y a deux ans, on a eu des trous dans le cimetière", dit le maire.

Las, rien n'a jamais été trouvé. En 2003, des fouilles légales menées à la suite d'une mission de scientifiques américains n'ont rien donné.

 

150 000 visiteurs

 

Ce qui n'empêche pas le village de 60 habitants de comptabiliser 120 000 à 150 000 visiteurs annuels, dont environ 50 % d'étrangers. Le public est divers : des touristes curieux d'admirer le village, un ancien oppidum gallo‑romain d'où l'on domine des paysages spectaculaires, côtoient les porteurs de poêles à frire ou de pendules.

«Des allumés, on en a en permanence", constate Alexandre Painco. "Certains ont abandonné travail, femmes et enfants pour la chasse au trésor". Et la proximité de Rennes‑le‑Château avec le pic de Bugarach où certains pensent qu'ils pourront échapper à l'apocalypse le 21 décembre 2012 ne gâche rien.

Le village ne boude pas entièrement la carte de l'ésotérisme. Le musée Béranger Saunière présente un point assez complet des théories en cours. Trois librairies se disputent le marché des curieux. Et dans l'un des deux restaurants, un pianiste britannique descendant d'une "famille de guérisseurs" saisit en musique "l'être" des visiteurs.

 

Vous trouverez ici l'article de l'Indépendant du mercredi 10 aout publié dans le Languedoc :
Trésor de Rennes : Un sacré jeu de piste jusqu'au souterrain...

 

Tout ceci devait m'amener à une visite de terrain le 28 juillet au Pech d'En Couty. Voici en image quelques témoignages décrivant l'atmosphère du lieu... 

 


Le Pech de Couty

   Arrivé au pied du Pech d'En Couty, non loin de la commune de Sougraigne, plusieurs solutions sont envisageables pour gravir la colline. L'une d'elles est un sympathique chemin forestier depuis la route, mais attention, la montée est rapidement pénible et peut tromper certains n'ayant pas l'habitude des randonnées. Il faut aussi savoir que pour arriver au point il est nécessaire de traverser un terrain privé destiné aux pâturages.
   Mieux vaut se faire accompagner pour avoir les autorisations qui vont bien. Une autre solution est de contourner par la crête. Une carte est alors nécessaire pour se repérer.

   La région de Sougraigne baigne dans une nature très verdoyante, sauvage, et des forêts denses et variées.

 

 

 

   Le point cible est littéralement en pleine forêt et la végétation luxuriante suffit a gêner la progression. La forte déclivité et un sol glissant du fait du sous‑bois humide et de la glaise, rendent le lieu dangereux surtout si l'on transporte du matériel.

   La progression se fait en longeant sur la gauche une crête rocheuse. Une fois arrivé, un important amas rocheux vous accueille. La chatière est cachée entre plusieurs grosses pierres et son entrée plonge à la verticale.  

 

 

   A environ 5 m un coude est nettement visible. Le boyau se rétrécit ensuite empêchant toute tentative d'exploration.

   Seul un enfant pourrait se glisser dans cette cavité, rappelant ici le terme "enfants pillards" utilisé par Henri Boudet dans son livre "La Vraie Langue Celtique".

 

 

 Serions‑nous face au trou du fameux berger Ignace Paris, à la pierre de trou de Boudet ? 

 

 

   Attention, ne suivez pas le mauvais exemple de Christian Doumergue et Jean‑Michel Pous... Se glisser dans la chatière est extrêmement dangereux car une forte déclivité empêche de remonter seul et le boyau étant très étroit il est impossible de faire demi‑tour. De toute façon, le conduit se poursuit en se rétrécissant, bloquant toute progression...

 


Le conduit après le coude... Photo Christian Doumergue

 

   Autour du lieu un amas de pierres de grandes dimensions forme en chaos rocheux. Parmi elles, quelques roches pourraient rappeler la pierre dolmen du Christ au lièvre ou les Roulers de Boudet mais il faut reconnaître que leur apparence ne convainc pas vraiment. Il faut une certaine imagination pour retrouver le dolmen, toutefois sa distance avec le trou milite en sa faveur et surtout il est à une hauteur de 618 m... rappelant bien sûr le fameux PAX 681 ...

 


S'agit‑il de la pierre dolmen du Christ au lièvre ?

 


Le dolmen est en fait chapeauté par une autre pierre volumineuse

 

Il n'existe en tout cas aucune preuve flagrante d'une trace celtique quelconque. La petite cupule signalée sur une pierre semble être naturelle et aucune pierre paraît être taillée ou disposée par la main de l'homme. Mais ceci n'est qu'un sentiment général sur un site qui finalement a été peu étudié... 

De même l'une des pierres pourrait rappeler les Roulers de Rennes‑Les‑Bains mais là encore aucune certitude.

 

Le site reste en tout cas dangereux. Les roches sont instables et il faut constamment s'assurer pour éviter une chute... Prudence...

 

En franchissant la crête du sommet du Pech d'En Couty, de grandes clairières apparaissent, un lieu privilégié pour le pâturage de brebis...

 


Le dessus du Pech d'En Couty, une grande clairière propice aux pâturages

 

Proche du point d'En Couty, un étrange four...

Il est étrange de découvrir un ancien four en milieu de forêt, proche du trou d'En Couty tout neuf ou plutôt rénové.

En effet, parmi les 4 ou 5 anciens fours l'un d'eux vient d'être restauré de manière professionnelle, mais aucune indication n'existe sur la nature de cette restauration et les commanditaires.

Il semble que le four fraîchement reconstitué soit en réalité un four verrier très ancien, peut‑être d'époque romaine et que la commune de Sougraigne aurait décidé de remettre en état.

 

 

Le site comprend en fait 4 ou 5 fours verriers très anciens

 

 

   Le four est protégé par un grillage et un portail métallique dissuasif. Sa restauration représente un travail certainement important qu'il convient de protéger mais l'absence d'information et de panneau rend le lieu étrange.

   En réalité, il semble que cette aventure commença en avril 2010. "La Dépèche" écrivait alors un article présentant l'engagement de quelques travaux à Sougraigne. Après le nettoyage par des bénévoles, des fouilles archéologiques auraient eu lieu...

 

LA DEPECHE.fr     (publié le 15 avril 2010)

Sougraigne. Nettoyage au four verrier de Salines


L'équipe des débroussailleurs./Photo DDM

Vendredi, par une magnifique journée de printemps, une dizaine de bénévoles de l'association Salicorne se sont retrouvés sur le site du four verrier des Salines pour procéder au nettoyage de l'espace sur lequel les fouilles archéologiques auront lieu. Il est nécessaire de faire place nette avant de lancer les premières investigations qui commenceront vers la mi‑mai sous la conduite d'archéologues confirmés : Isabelle Commandré et Frank Martin.
L'objectif de la journée était de procéder au dégagement des abords du four, pioches et pelles ont permis de retirer de nombreuses pierres qu'une navette incessante de brouettes a repoussées hors de la zone sensible. Débroussailleuses, serpes et ciseaux ont éliminé les jeunes pousses d'une végétation manifestant sa vigueur printanière. À midi, une excellente grillade redonna force et courage à la sympathique équipe qui ne quitta le chantier qu'aux environs de 17 heures. Quelques séances de travail seront encore nécessaires pour en finir avec ces préparatifs, mais tous les présents ont promis de se retrouver au premier appel du président.

 

 

   Les fours verriers étaient des grands consommateurs de bois. Il fallait donc les installer en milieu de forêt. Le sable et les matériaux à base de silice constituant la matière première et permettant la confection du verre, étaient acheminés sur place. Le foyer, la partie ronde servaient à la montée en température et une ossature métallique recouverte de peau servait à régler le tirage.

 

 

   De l'autre côte, la silice fondue était amenée depuis le four puis manipulée dans ce caisson de pierre. On peut voir les creusets en forme de moule rectangulaire permettant de travailler le verre fondu.

 

 

   Peut‑être que nous ne saurons jamais ce que recèle la pierre de trou de Sougraigne, mais une chose est certaine, tant que le suspens durera le rêve aussi...
Espérons que la folie des Hommes respecte, comme il se doit, ce lieu rempli de mystère...

 


Le Pech d'En Couty au centre de la photo