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Le tombeau des Pontils

Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret

 

   Dans toute l'affaire de Rennes-Le-Château, la plupart des thèmes sont curieux, insolites, remplis de coïncidences et nous font douter en permanence.

 

    Mais la coïncidence ici n'est qu'apparente, car derrière ce tombeau hors du commun, se cache une réelle histoire étonnement liée aux mystères de Rennes-Le-Château et à un grand artiste peintre du XVIIe siècle, Nicolas Poussin.

 

Voici l'histoire de ce tombeau et ses liens avec l'affaire.


Le tombeau des Pontils
(© Photo Jean Brunelin)

 

Le tombeau des Pontils et Poussin

   Dans la région du Razès, il existe, ou plutôt il existait,  au lieu dit "Les Pontils" sur la route D613 entre Serres et Arques, un tombeau ressemblant étrangement à celui d'un tableau très célèbre : Les Bergers d'Arcadie (Version II) peint par Nicolas Poussin. Ce tombeau étrangement lié à un tableau du XVIIe siècle fut découvert par hasard en 1970 et alimenta toutes les spéculations. C'est Gérard de Sède, le premier, qui le fit connaître au public en 1972 dans un article publié sur le mensuel "Le Grand Albert" et co-signé avec Jean Pellet.


L'emplacement du Tombeau des Pontils sur la carte IGN de Quillan
entre Serres et Arques, non loin du mont Cardou et de la Pierre Levée

 

   Le tombeau sera ensuite cité dans un ouvrage célèbre "La race fabuleuse" de Gérard de Sède. La sépulture des Pontils entra ainsi dans la légende de Rennes et le public put prendre connaissance d'un élément majeur de l'affaire. Mais paradoxalement, dans l'esprit des chercheurs, le lien avec Rennes-Le-Château ne se fit pas immédiatement et de nombreuses erreurs furent publiées comme celle prétendant que le tombeau marquait très exactement le méridien 0. En fait ce dernier passe à environ 250 m ce qui est déjà extraordinaire lorsque l'on ramène cet écart avec la longueur d'un méridien traversant la France.


Photo DR - Collection privée

 

   Le tableau "Les Bergers d'Arcadie (Version II)" peint par Nicolas Poussin (1594-1665) fut d'après Gérard de Sède convoité par Bérenger Saunière lors d'une visite qu'il aurait faite à Paris. Il aurait ainsi acheté une copie, mais aucune preuve ne conforte cette thèse. Le Louvre ne vendait d'ailleurs aucune copie à cette époque. Il n'en demeure pas moins que le tableau énigmatique reste étrangement lié à Rennes par son histoire et par la scène qu'il représente.

 

   Officiellement réalisé entre 1638 et 1640, une contre verse sur l'époque de sa réalisation existe entre experts et chercheurs. La date officieuse serait plutôt comprise entre 1650 et 1655, compte tenu de la maturité de la scène, du trait et de la biographie du Maître des Andelys.

 


Les Bergers d'Arcadie (Version II) de Nicolas Poussin (Musée du Louvre)

 

   Ce fut sans aucun doute avec stupeur que le découvreur  contempla en 1970 un tombeau en tout point identique au tableau. Le tombeau se trouve en face d'une route, à la sortie d'un virage sur la départementale qui mène à Arques, perché sur une protubérance rocheuse et non loin de Rennes-Le-Château.

L'affaire de Rennes prenait forme peu à peu.

 

   Si l'on compare le tableau avec le Tombeau des Pontils et en prenant soin d'observer ce dernier dans la bonne direction, la ressemblance est frappante.  Une légère forêt entoure le monument et il ne manque que les bergers et la bergère. Dans le contrebas, coule un ruisseau partiellement asséché, le Rialsesse. En arrière plan se trouve à droite le Mont Cardou, puis le château de Blanchefort près du Roque Nègre et la colline de Rennes-Le-Château au loin...

 


Le tombeau des Pontils tel qu'on pouvait le voir avant 1988...

 

Quel est le lien entre le tableau de Nicolas Poussin et Rennes-Le-Château ?

 

   Pour assimiler l'importance du Tombeau des Pontils, il faut aussi comprendre l'importance du tableau des Bergers d'Arcadie dans l'affaire. Pour simplifier, on peut affirmer que Nicolas Poussin porta à son comble son ingéniosité pour nous faire parvenir un Secret très important à l'aide de cette toile. Ce tableau, qui à première vue nous offre une démonstration flagrante de son talent et une belle scène allégorique, recèle bien autre chose. Il suffit d'apprécier ses liens historiques avec l'affaire et avec des personnages célèbres tel que Louis XIV pour en prendre conscience. La scène d'Arcadie fut également reprises par de nombreux artistes, initiés ou non, comme peuvent le témoigner différentes versions crées par la suite...

 

4 raisons majeures existent pour lier le tableau des Bergers d'Arcadie à Rennes-Le-Château :

 

   Le profil montagneux peint sur le tableau existe en vrai dans le Haut Razès. En fait, les montagnes des Bergers d'Arcadie forment un panorama à 270° du Haut Razès présenté en fond de tableau.  Au centre, on trouve le Bugarach et à droite, la pente du Mont Cardou, le pic de Blanchefort et la colline de Rennes-Le-Château.
 

   Sur le Tombeau au centre du tableau, est inscrit un texte pointé par le doigt de l'un des bergers. Cette inscription est "ET IN ARCADIA EGO", or on retrouve ce texte sur la Dalle tombale de la Dame de Blanchefort
 

   D’après une lettre de l’abbé Fouquet à son frère l’Intendant Nicolas Fouquet, Nicolas Poussin aurait été initié à un ténébreux mystère...

 

   Selon l'histoire officielle racontée par Gérard de Sède, c'est lors de sa supposée visite  à Paris en 1892, consécutive à la découverte des  parchemins, que Bérenger Saunière aurait demandé une copie de ce tableau au Louvre...

 


Ancienne photo couleur du tombeau (1970)

 

Pourquoi le Tombeau des Pontils est-il lié à Rennes-Le-Château ?

 

   Il existe 4 faits essentiels reliant incontestablement le Tombeau et sa situation géographique à l'énigme :

 

   Le tombeau des Pontils possède une situation géographique particulière : Il se situe à 250m du Méridien zéro, appelé également le Méridien de midi, entre Peyrolles et Serres, près d'Arques. Ce méridien bien connu des passionnés de Rennes-Le-Château, est au cœur de l'énigme.
 

   Le tombeau des Pontils participe aux tracés géométriques et aux alignements topologiques de la région. Ce thème sera traité spécifiquement.
 

   Il existe une ressemblance frappante entre le Tombeau des Pontils et le tombeau peint par Nicolas Poussin dans sa seconde version des bergers d'Arcadie.

 

   Une Dalle trouvée  près du tombeau aurait été transportée depuis les Pontils à Rennes-Le-Château et aurait servi de pierre tombale pour la marquise de Blanchefort. Cette dalle portait selon la légende la formule "ET IN ARCADIA EGO"...

 

Pourquoi le Tombeau des Pontils suggère les Bergers d'Arcadie ?

 

   Il existe une ressemblance frappante entre les deux décors. Les tombeaux se ressemblent en terme de dimension, de forme et d'orientation. Mais surtout, si un observateur se place sur le même point de vue que celui du tableau, le profil de montagne à droite de la toile suit le paysage :  le Roco-Forcado (appartenant au Cardou) (1), le Roc de Blanchefort (2) et Rennes-Le-Château (3)


L'horizon derrière le tombeau en 2004


L'horizon à droite peint par Nicolas Poussin

 


Le tombeau des Pontils au temps où il existait encore...

 

L'histoire du Tombeau des Pontils

   Nous devons le premier récit sur l'histoire du tombeau à Franck Marie ("Etudes critiques" paru en 1978)

 

   Le "Moulin des Pontils", propriété située entre Couiza et Arques, fut achetée en 1880 par Louis Galibert et son épouse Elisabeth. Son idée était de convertir la grande maison en une usine pour la fabrication d'épaulettes et de chaussures militaires. Un barrage et une dynamo furent également construits sur le cours d'eau qui, à cette époque, avait un débit suffisant pour fournir en électricité ses machines.

 

   En 1903 le petit fils de Mr Louis Galibert fit creuser une tombe par Mr Bourrel, un tailleur de pierres de Rennes-les-bains. La tombe fut creusée à l'endroit que l'on connaît aujourd'hui, sur un tertre naturel. Puis en 1904, Louis Galibert y déposa la dépouille de sa grand-mère.

 

   Mais la famille Galibert ainsi que l'usine quitta Peyrolles pour Limoux. Elle acheta une concession au cimetière de la ville No 647, et le 12 décembre 1921, elle fit construire un caveau. La porte et les parements en pierre de taille du tombeau des Pontils servirent alors à couvrir le caveau de Limoux. Enfin, les restes d'Elisabeth Galibert y furent transférés et la propriété des Pontils fut vendue.  

 

Le tombeau de la famille Galibert aujourd'hui installé dans le cimetière de Limoux.

 

Notons aussi le nom "Raynaud", un patronyme également imprégné dans l'affaire...

 

    Le domaine devint alors la propriété de Mme Emily Rivarès, une femme française née à Paterson aux États-Unis et de son fils, Louis Bertram Lawrence.

    La grand-mère de Louis Lawrence, Marie Rivarès, mourut le 28 novembre 1922 après s'être déplacée aux Pontils et selon ses souhaits, elle fut embaumée et déposée dans le tombeau des Galibert.


L'intérieur du tombeau en 1972

 

   Vers 1931 à la mort de sa mère, Louis Lawrence attendit quelques temps et se livra à des scènes étranges. D'après les témoins de l'époque, il ne fit rien de moins que d'embaumer le corps de sa mère et ses deux chats, selon la volonté de la défunte. Il plaça ensuite les dépouilles dans le tombeau.


Louis Lawrence jeune


Louis Lawrence

 

   Par la suite, Louis Lawrence, s'installa aux Pontils et fit refaire la sépulture. C'est à cette époque, entre 1927 et 1933, que curieusement on érigea sur la tombe une forme parallélépipédique surmontée d'une pyramide tronquée recouverte d'un enduit cimenté. Le tombeau prit alors l'apparence exacte du Tombeau des Bergers d'Arcadie.

 

   Louis Lawrence était un homme érudit, diplômé des hautes écoles des États Unis.  Il mis au point un poste TSF portable antiparasites qu'il commercialisa lui même. Il mourut le 25 juillet 1954 à Carcassonne dans la misère et après avoir dépensé l'important héritage de sa mère.

 

    Le Tombeau des Pontils n'est Malheureusement plus visible aujourd'hui.

 

 

 

Il fut détruit par son propriétaire le 9 avril 1988.

 

 Celui-ci, lassé de voir des curieux et des chercheurs de trésor sans scrupules, occasionner des dégâts dans sa propriété, il décida de supprimer définitivement la sépulture... Il est vrai que qu'il menaçait depuis longtemps un passage à l'acte...

 

C'est un témoignage et un monument perdu à jamais pour les générations à venir...


Paru dans un journal local

 


Le Tombeau aujourd'hui

Aujourd'hui, le paysage magique n'est plus et les traces du passé s'estompent peu à peu.

 

    Le tombeau des Pontils n'est qu'un souvenir pour les anciens chercheurs mais heureusement des photos témoignent de son existence. On peut encore observer le socle et une dalle de béton faite après la destruction et marquée d'une croix.

 L'avenir dira certainement qu'une pièce importante du puzzle disparue par la bêtise et l'ignorance de certains...

Pour les curieux, il reste le monticule rocheux qu'il faut repérer à la sortie d'un virage.

 


Le tombeau des Pontils en 2005

 

   Le tombeaux fascina en tout cas les premiers chercheurs et les journalistes de la BBC. On était encore loin à cette époque de se douter des méandres de l'énigme...

 


John stone de la BBC au pied du tombeau en 1971 et imitant l'un des bergers

 

Pure coïncidence ?

   Il est clair que si l'on se fit à l'histoire officielle du Tombeau des Pontils, celui-ci aurait été creusé en 1903 et il aurait pris sa forme définitive en 1933 par Louis Lawrence. Le tombeau serait donc né en plein XXe siècle, ce qui est une raison essentielle pour affirmer que Poussin n'a pas pu s'inspirer de cet endroit pour composer sa dernière version des Bergers d'Arcadie. La ressemblance ne serait donc que fortuite ou voulu par Louis Lawrence pour d'obscures raisons...

 

   Et effectivement, cet argument est régulièrement avancé par de nombreux détracteurs, ce qui permit pendant longtemps de balayer d'un revers de main toutes les curiosités liées à Rennes-Le-Château. Le tombeau des Pontils ne serait donc qu'une invention des chercheurs de Rennes pour embellir l'histoire. La présence du tombeau à cet endroit tombait bien. Si l'on ajoute à cela que Nicolas Poussin, dont on connaît parfaitement sa biographie, ne mis jamais les pieds dans le Razès, l'affaire serait définitivement entendue. Il ne restait plus que Gérard de Sède et quelques illuminés pour souligner la fabuleuse coïncidence.

 

   La célébrité naissante de cette tombe aurait donc pu s'arrêter là, mais dans l'affaire de Rennes, rien n'est simple. Il se trouve par exemple qu'après des recherches menées par Alain Féral, ce lieux précis aurait déjà servi au XVIIIe siècle et on pouvait y trouver un monument, un lieux de recueillement ou un cénotaphe.

 

Il existe un France de nombreux cénotaphes d'apparence très variés et qu'il ne faut pas confondre avec des tombeaux.Tous ont pour objet de commémorer un lieu ou une mémoire comme celui de Château-de-Randon (Lozère) en souvenir au célèbre connétable Bertrand Duguesclin.

Exemple de cénotaphe, celui du connétable Duguesclin
(ancienne carte 1900)

 

D'autre part il existe un autre témoignage historique rapporté par Alain Féral et qui nous parle d'une dalle précieuse près de Serres et qu'il conviendrait de protéger. En effet :

  Ce tombeau serait cité dans un ouvrage du XVIIIe siècle de l'abbé Delmas et il serait décrit avec sur sa face nord une pierre verticale qui porterait cette devise : "ET IN ARCADIA EGO"
 

  Cette pierre aurait été transportée en 1789 au cimetière de Rennes-Le-Château. L’abbé Antoine Bigou se serait ensuite occupé de celle-ci pour compléter la sépulture de la Marquise de Blanchefort. Il existerait d'ailleurs dans les archives de l’Évêché, un document de la main du prêtre portant sur le transfert de cette dalle de Serres à Rennes-Le-Château et effectué par un certain Guillaume Tiffou, en novembre 1789.

   Enfin, il ne faut pas oublier que le Tombeau des Pontils est situé à 250 m environ du Méridien de Midi. Cette coïncidence ajoute un doute supplémentaire à un dossier déjà bien épais. D'ailleurs, le tombeau est aussi situé sur des alignements topographiques remarquables...

 

Serions nous uniquement en présence d'une simple série de coïncidence ?  

 

Les dernières thèses...

 

   Gérard de Sède et de nombreux chercheurs ont longtemps voulu apporter une explication sans faille à ce mystère. C'est ainsi que durant de nombreuses années des éléments sont venus s'ajouter à l'énigme des Pontils, semant ainsi la confusion. Les contradictions sont en effet multiples et l'une des plus évidentes est celle-ci : Comment Poussin a pas pu peindre un paysage avec un tombeau qui ne prit sa forme définitive qu'en 1933...

 

   Il faudra attendre les années 2005 pour que des questions essentielles soient enfin correctement posées. Avons nous les réponses ? Surement pas, puisqu'il n'existe à ce jour aucune preuve. Mais il existe des pistes de recherche et c'est déjà beaucoup pour un Secret qui n'aurait jamais dû être connu du public.

 

   Si Poussin n'est jamais venu dans le Razès, comment expliquer qu'il ait pu peindre un paysage proche de Rennes-Le-Château ?

 

   Pour répondre, il faut se rappeler de Ambroise Frédeau, moine des Augustins de Toulouse, et peintre du fameux Saint Augustin (Le Saint Antoine de Notre Dame de Marceille). Fait extraordinaire, Ambroise Frédeau (1589-1673) était un excellent ami de Nicolas Poussin et à ce titre Frédeau lui fournissait des peintres toulousains comme Jean-Pierre Rivals, artiste régional bien connu. Or Ambroise Frédeau utilisait de temps en temps un atelier de l'Ordre des augustins situé entre Limoux et Alet. Plusieurs artistes étaient donc capable de préparer des fonds de tableau de la région du Haut Razès. Il était d'ailleurs courant que les maîtres utilisent des toiles préalablement préparées.

 

   Un ou plusieurs paysages de Rennes-Le-Château ont donc pu être esquissés par l'un des anciens élèves d'Ambroise Frédeau. Il était ensuite facile pour Poussin de choisir l'un d'eux et de concevoir la seconde version des Bergers d'Arcadie...

 

   Poussin n'ayant pas pu peindre le Tombeau des Pontils, qui eut l'idée de faire ressembler ce dernier avec les Bergers d'Arcadie II ?

 

   La ressemblance est incontestable et il est inutile de nier l'évidence. Mais alors, qui aurait voulu qu'à cet endroit des Pontils, un tombeau  rappelle le tableau de Poussin et dans quel but ?

   Comme dans toute enquête policière, cette question revient en fait à celle-ci : Qui avait intérêt à poser la scène arcadienne dans ce lieu-dit ? Et surtout, parmi les personnages célèbres de l'affaire, qui pouvait être capable de monter un tel jeu de piste ?

 

   Un premier nom évident, maniant aussi bien la subtilité que le codage, vient immédiatement à l'esprit : Henri Boudet

 

   Nous savons que le tombeau fut creusé en 1903 par le maçon Bourrel de Rennes-Les-Bains. Boudet, curé du village, devait très bien le connaître. Or c'est aussi à cette période que des codages importants se mirent en place dans le Domaine de Bérenger Saunière

 

   Henri Boudet, après la publication de son livre "La Vraie langue Celtique" en 1896 devait certainement rechercher des éléments immuables dans le temps pour achever son œuvre de cryptage. Il savait également que le tableau de Poussin est un indice fondamentale pour l'énigme. Son idée était donc sans aucun doute de figer dans un décor réel ce tableau pour attirer l'attention. Mais où ?

 

   Quoi de plus naturel que de construire un tombeau non loin du fameux Méridien 0 ? L'initié aura vite fait le rapprochement... Mais le plus difficile reste à faire : convaincre les propriétaires. Or il est très facile pour un curé d'influencer une famille, en l'occurrence la famille Galibert. Boudet aurait donc suggéré Louis Galibert de creuser une sépulture dans un endroit bien précis de sa propriété. Louis Galibert connaissait-il la vraie destination de cette tombe... Pas sûr...

 


Photo DR - Collection privée

 

Pourquoi créer un tombeau qui ressemble aux Bergers d'Arcadie ?

 

   Si l'on considère que Boudet connaissait la valeur du message des Bergers d'Arcadie, il est facile d'imaginer que la construction du tombeau dû représenter pour lui tout un symbole. J'imagine aussi le nombre important de randonnées qu'il dut effectuer pour découvrir le site idéal. Mais tout ceci dans quel but ?

 

   Henri Boudet, doit impérativement à partir de 1900, terminer son codage. Il sait aussi que son livre codé "La Vraie Langue Celtique" est un échec. La construction de ce tombeau lui permet non seulement d'attirer l'attention sur les Bergers d'Arcadie de Poussin, mais aussi de poser des alignements immuables pour les générations futures...

 

En résumé, l'hypothèse qu'il faut retenir aujourd'hui est la suivante :
 

   Ce n'est pas Poussin qui a peint un tombeau se trouvant aux Pontils, mais Boudet qui fit certainement tout pour matérialiser la scène d'Arcadie II de Poussin aux Pontils...
 

Comme il nous le suggère sur sa tombe, Henri Boudet est hanté par le fait de laisser un message codé suffisamment subtil à ses successeurs. Ce travail aura décidemment réussi puisqu'il fallut attendre plus de 100 ans pour commencer à comprendre.

 

   L'idée de donner une vie au tombeau de Nicolas Poussin est tout simplement géniale... Bravo Mr Boudet. Dommage qu'il fut détruit
par la bêtise des hommes un siècle plus tard...

 


Vue du Tombeau des Pontils (© Photo Jean Brunelin)

 

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