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Le 17 janvier
Une date ésotérique

Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret

 

   Le 17 janvier est incontestablement une date très importante dans le langage ésotérique et ceci depuis des temps probablement très anciens.

 

Pour des raisons obscures, cette date apparaît également dans quelques éléments directement liés à Rennes-Le-Château. Mais c'est en rassemblant les évènements historiques que l'on peux mieux mesurer la portée insoupçonnée de ce jour particulier de l'année. Voici donc un petit bilan qui vous permettra d'y voir plus clair...

 

L'étude du 17 janvier est divisé en 2 volets :

 

   Le 17 janvier, ses caractéristiques et son analyse céleste
   Le 17 janvier, une date ésotérique

 

 

Les 17 janvier célèbres

   Voici quelques évènements historiques célèbres, datés du 17 janvier. Bien sûr, ils n'ont aucun lien entre eux et cet exercice pourrait être réalisé pour n'importe quel autre jour de l'année. Mais si on y regarde de plus près, 4 personnages célèbres fortement liés à la nébuleuse de Rennes-Le-Château apparaissent (en bleu)... 

 

17 janvier 356

Mort de Antoine le Grand, qui deviendra le fameux Saint Antoine, personnage classique dans l'affaire de Rennes-Le-Château

17 janvier 395

Mort de l'empereur romain Théodose Ier le Grand à Milan, dernier empereur à régner sur l'empire romain unifié, qui entraîna la scission définitive entre l'Empire romain d'Orient et celui d'Occident

17 janvier 647

Mort de Saint Sulpice, Archevêque de Bourges. L'église Saint Sulpice de Paris, fortement liée à Rennes-Le-Château, lui est dédiée.

17 janvier 715

Mort de Dagobert III, Roi mérovingien de Neustrie et de Bourgogne

17 janvier 1329

Mort de Sainte Roseline

17 janvier 1369

Mort de Pierre Ier, Roi de Chypre

17 janvier 1377

Retour de la papauté à Rome

17 janvier 1504

Naissance du Pape Pie V

17 janvier 1562

Charles IX signe la Paix de Saint-Germain

17 janvier 1566

Couronnement du Pape Pie V

17 janvier 1579

Mort supposée de Sainte Germaine de Pibrac. On la fête le 17 janvier mais le jour de sa mort n'est pas vérifié et on le confond  avec celui de Sainte Roseline.

17 janvier 1601

La France et le duché de Savoie signent le Traité de Lyon

17 janvier 1605

Naissance de Don Quichotte (Première publication du roman de Miguel de Cervantès)

17 janvier 1793

Le Roi Louis XVI est condamné à mort.

17 janvier 1871

Apparition de la Vierge de Pontmain (Mayenne) qui eu lieu le 17 janvier de l'hiver 1871, 17 ans après la promulgation du dogme de l'Immaculée Conception. L'apparition se serait déroulée en 17 phases.

17 janvier 1949

Découverte du virus de la grippe

17 janvier 1991

Début de l'opération "Tempête du désert" en Irak

17 janvier 1994

Un important tremblement de terre eu lieu en Californie à Los Angeles. Le séisme était d’une magnitude de 6,6. Il a été ressenti jusqu’à San Diego à 200 km au sud et jusqu’à Las Vegas à 400 km au Nord-Est.

17 janvier 1995

Un important tremblement de terre eu lieu au Japon à Kobe. Il fit plus de 5000 victimes, 300 000 sans logis et détruisit une grande partie de la ville.

 

4 personnages clés

   Pour présenter les liens ésotériques entre le 17 janvier et Rennes-Le-Château, il faut au préalable rappeler l'histoire de 4 personnages incontournables et qui se confondent avec cette date. 

Antoine le Grand ou Saint Antoine

 

   Le mythe de Saint Antoine est bien connu par les chercheurs de Rennes-Le-Château. L'une des premières raisons est qu'il est suggéré dans la phrase cryptée :

 

"BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS..."

 

Téniers le Jeune a effectivement peint de très nombreux Saint Antoine et la phrase nous inviter à choisir une toile sans tentations (Pas de tentations), mais laquelle ? Plusieurs toiles de Téniers sont possibles...

 

Qui était réellement Saint Antoine ?

 

Antoine le Grand ou Antoine d'Égypte aurait vécu de l'an 251 à 356. Il mourut à l'âge de 105 ans entre les bras de ses 2 disciples Macaire et Amathas, le 17 Janvier 356.


Antoine le Grand par
Francisco de Zurbarán

 

   Sa vie est racontée par Saint Athanase et par Saint Jérôme, puis elle a été popularisée par la légende dorée. Né en 251 en Haute-Égypte à Qeman (Fayyoum), il fut un fervent chrétien et dès l'âge de 20 ans, il distribua tous ses biens aux pauvres puis partit vivre en ermite dans le désert, dans un fortin à Pispir, près de Qeman.

 

   C'est à ce moment qu'il subit les tentations du Diable, tout comme le Christ. Son calvaire dura très longtemps, les démons n'hésitant pas à s'attaquer à sa vie. Mais Antoine finit par résister à toutes les tentations. Il accueillit des disciples venus le rejoindre et organisa au désert la vie cénobitique.

 

   En 312 il s'enfonça dans le désert en direction de la mer Rouge pour aller finir ses jours au désert de Thébaïde, sur le mont Qolzum (où se trouve aujourd'hui le monastère Saint Antoine). Le Diable lui apparut encore de temps en temps, mais il ne le tourmentait plus comme autrefois. Saint Antoine bénéficiait d'une grande popularité et il prodiguait sans cesse des conseils de sagesse et de non violence.

 

   Vers la fin de sa vie , il rendit visite à Saint Paul Ermite, doyen des anachorètes de Thébaïde. Nourri chaque jour par un corbeau, ce dernier apporta miraculeusement deux pains au lieu d'un lors de la visite de Saint Antoine. Plus tard, ayant appris la mort de Saint Paul, Saint Antoine revint l'ensevelir avec l'aide de deux lions.

 

   A sa mort, Saint Antoine demanda à ses deux disciples de l'enterrer dans un endroit tenu absolument secret.


Grotte de St Antoine au mont Kolzum

 

      Sa tombe resta inviolée pendant 200 ans. Mais elle fut découverte par hasard en 561, sous l'empereur Justinian. Ses os furent alors transférés avec solennité à l’église de Saint Jean le Baptiste à Alexandrie et plus tard à Constantinople.

 

   Vers 1070 un seigneur local de retour de Terre Sainte ramena les reliques de Constantinople en Dauphiné. Le prince Jocelyn prit les restes de Saint Antoine en France et les enterra au village de La Motte aux Bois qui prit le nom de Saint-Antoine. Les Bénédictins commencèrent alors la construction d'une abbaye et d'un hôpital destiné à soigner les victimes du Mal des Ardents. Au XIIIe siècle, le Pape confie les lieux aux chanoines de l'Ordre de Saint Antoine. De grands travaux d'extension sont ensuite menés du XIVe au XVIe siècle, période faste pour l'Ordre et l'Abbaye.

 

   Depuis, ses restes furent transférés de Saint Antoine l'Abbaye à Saint Julien-d'Arles. En janvier 2006, elles seront déplacées d'Arles (Bouches du Rhône) vers l'Italie sur l'île d'Ischia, située à l'entrée du golfe de Naples.

 

   C'est Saint Athanase qui, touché par la vie de Saint Antoine, devint son biographe en 360 et permit de faire connaître aux générations futures l'ermite.

 

L'église de La Roque possède une petite relique de Saint Antoine authentifiée par Mgr Hasley (1825-1888), Archevêque d'Avignon de 1880 à 1884. Le premier dimanche qui suit le 17 janvier, la paroisse de La Roque célèbre ce Saint.


Saint Antoine et Saint Paul de Thèbes par Téniers le jeune

 

   De nombreux artistes et écrivains comme Gustave Flaubert ont puisé dans la vie de Saint Antoine pour alimenter leurs œuvres. L'artiste peintre le plus célèbre est bien sûr Téniers le Jeune qui déclina ce thème dans plusieurs dizaines de toile, mais on peut citer aussi Dali, Bosch, Jérôme Bosch, Pieter Bruegel, Max Ernst, Matthias Grünewald ou Vélasquez.

 

   L'une des peintures célèbres et certainement codée, est la représentation que fit Téniers de Saint Antoine rencontrant Saint Paul de Thèbes, peu de temps avant la mort des deux ermites.

 

Saint Antoine l'ermite est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien.
Il est fêté le 17 janvier

 

Sa rencontre avec Paul l'ermite dans le désert

   Contrairement à une fausse idée courante, c'est Saint Antoine qui vint rencontrer Saint Paul et non l'inverse. La vie de Paul l'ermite nous est racontée dans l'ouvrage en latin de Saint Jérôme vers 375-376 (La vie de saint Paul le premier ermite). Saint Athanase aurait également écrit une vie de Paul, antérieure à celle de Jérôme.

   Paul (235 -340) eut 15 ans à la mort de son père et suite à un désaccord avec son frère aîné au sujet de l'héritage, il renonça aux biens de ce monde et se rendit dans le désert oriental intérieur. Il vécut à cet endroit seul durant 80 ans dans une grotte près d'une source. Habillé de feuilles de palmier et nourri d'un demi pain qu'un corbeau lui apportait quotidiennement.

   Peu avant sa mort, Antoine le Grand, averti de la présence de Paul par un ange, vint lui rendre visite. Ils s'embrassèrent, prièrent et s'assirent.

Paul demanda : " Le monde subsiste-t-il ?  L'injustice existe-t-elle encore sur la terre ? Les magistrats gouvernent-ils avec l'erreur de Satan dans l'esprit, en tyrannisant les faibles ? "

Saint Antoine répondit : "Oui, il en est ainsi... "

  Le corbeau vint alors leur apporter un pain entier, pour la première fois depuis 80 ans. Peu après cette visite, Paul décéda et Antoine vit son âme monter au ciel dans la joie des anges. Il alla retrouver le corps de Paul et l'enveloppa du manteau offert par l'empereur Constantin à saint Athanase. Puis, aidé par deux lions, il l'ensevelit au même endroit. Au IVe siècle le monastère Saint-Paul y sera érigé. Antoine offrit la tunique de Paul, en feuilles de palmier, à Athanase, qui la portait lors des grandes fêtes.

 

Sa représentation

 

   L'iconographie de Saint Antoine est très variée. Il est souvent représenté âgé et vêtu de l'habit des Antonins, une robe de bure munie d'un capuchon. Il porte souvent avec lui un bâton se terminant par un T, le Tau et une clochette. A ses pieds, un cochon représente l'attribut le plus célèbre du Saint. Saint Antoine le Grand perdit un peu de sa popularité au XVe siècle où une confusion commença avec saint Antoine de Padoue, fêté le 13 juin.

 

   Le symbole du cochon viendrait d'un Ordre religieux Hospitalier : "Les Antonins", fondé en Dauphiné en 1095. A cette époque, les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. Pour d'autres auteurs, le cochon symboliserait l’esprit malin et ne serait apparu dans l’iconographie qu’au XIIe siècle. En fait un cochon aurait été laissé par l'un de ses disciples dans le désert.

 

    D'autres sources nous disent qu'à l'origine, il s'agissait d'un sanglier diabolique et que Saint Antoine aurait domestiqué.


Saint Antoine à l'église de Rennes-Le-Château

   Le cochon était considéré comme impur au Moyen Orient, et représentait le diable en Occident ! Dans l’’art moyenâgeux, les peintres Tintoret, Véronèse le représentaient comme un animal aux pouvoirs démoniaques, l’incarnation de la cupidité, alors que dans la mythologie celte, le cochon était magique, paré de nombreux pouvoirs. D’’ailleurs le cochon se promenait toujours, non loin des druides, près des chênes, arbres sacrés pour les Celtes. L’’un des surnoms du Dieu Mercure, dans la mythologie gauloise, était Moccus, signifiant porc en langue celtique ! Les Saintes écritures, par contre, rapportent qu’Antoine fût guidé dans le désert, pour retrouver St Paul, par un loup, puis par un faune aux pieds fourchus et queue en tire- bouchon. La rencontre du faune et d’Antoine a fait l’’objet d’une sculpture sur le tympan d’’une porte de l’’église de st Paul de Varax dans l’Ain. L’église date du XIIe siècle Le cochon ou sanglier n’’apparaît pas encore comme le compagnon de route de saint Antoine. Durant le Moyen Age (475-1453), nous pouvons constater que la truffe est méprisée, ayant "une âme aussi noire que l’âme d’un damné". De plus, à cette époque, ce qui venait du sol, venait du diable. Les brûlés, feux de Satan, apparaissant autour des arbres, appelés aussi "ronds de sorcières" étaient des cercles mystérieux, inexplicables et donc maléfiques. Le porc ou le cochon, considéré comme impur par l’’église de Rome, est un animal luxuriant capable de ne nourrir de n’’importe quoi. Il peut déterrer la truffe, elle est donc un aliment pour les cochons. Elle est donc impure et méprisée. Selon saint Clément, le cochon et donc la truffe "sont réservés à ceux qui vivent sensuellement" c’est à dire comme des animaux. Bonnes pour le bas-peuple paysan "ignorant, grossier, loin de Dieu, rejetés comme des vilains" les paysans ne devaient donc pas se priver de manger clandestinement ces truffes, si faciles à trouver. Le faune n’ayant rien de sympathique a pu être transformé en sanglier pour ne pas effrayer la population en majorité agricole. Ce n’est que vers le XVe siècle que le cochon apparaît dans l’’iconographie chrétienne de saint Antoine. Ce cochon fût associé plus tard à certains privilèges des Frères Hospitaliers de St Antoine, fondé au XVIIe siècle. Cet Ordre venant en remplacement de l’Ordre de St Antoine né en 1095, et déclinant à tel point qu’’il fût dissout dans l’Ordre de Malte au XVIIIe siècle. Les Antonins (dont le Tau était un emblème) avaient, entre autres nombreux privilèges, l’autorisation de laisser leurs cochons se nourrir des détritus et de se promener en toute liberté dans les cités. Les éboueurs de l’’époque ! Ces cochons étaient marqués de ce Tau et avaient une clochette à l’oreille. Rappelons aussi que les Commanderies de St Antoine s’éparpillaient dans les campagnes. De préférence, dans des lieux bien choisis et toujours roches de forêts de chênes dans le Dauphiné, le Périgord, le Sud-ouest et en Provence. Les cochons pouvant se nourrir aisément de glands et certainement de truffes. Par contre, il semblerait que fin du XVe siècle et début du XVIe siècle, pour mieux identifier les Saints et les intégrer dans la vie quotidienne, l’église leur a donné « le costume » de ceux qui les honoraient. Saint Antoine décharné par le jeûne et tanné par le soleil devint un Chanoine Antonin à la barbe opulente, au manteau de bure brune marqué du Tau couleur bleu. Et comme il était de bon ton que les corporations se mettent sous la protection de l’Eglise et de ses Saints, les charcutiers trouvèrent naturel de prendre saint Antoine et son cochon comme saint Patron. Ils créèrent en 1475 la Confrérie des Chevaliers de saint Antoine, disparu puis remise à l’honneur en 1966. Les couleurs du médaillon sont bleu et doré, bleu pour la couleur du fond de l’’écusson donné par Louis XII aux charcutiers lors de la déclaration de leurs patentes. Les papetiers des Vosges le prirent aussi pour Patron parce que l’’outil qui sert à sortir le papier des cuves est en forme du T de Tau. Les Vanniers parce que les Antonins tressaient des corbeilles pour occuper leur solitude et aider les pauvres. Et naturellement, St Antoine est devenu patron des trufficulteurs quand la truffe ne fût plus considérée comme manifestation du malin, mais comme « met de choix » tant sur les tables royales que papales. Le cochon permettait non seulement de bien se nourrir, d’’avoir des réserves pour l’hiver. Il fut réhabilité, de plus son odorat puissant permettait le cavage des truffes. Nos lointains descendants verront peut être le cochon de saint Antoine se transformer en chien truffier et un esprit malin verra dans le T du Tau, la lettre magique du T de Terfez de Tuber ou de Truffes.

 

   Dans le statuaire de l'église de Rennes-Le-Château, cette symbolique est habilement détournée en y représentant un sanglier par l'ajout de petites défenses sur l'animal. Car il faut savoir que si les premières iconographies montrent un sanglier ou un cochon sauvage,  les suivantes et surtout celles du 19e siècle montrent un cochon domestique sans défenses. Ce symbole du sanglier a été certainement ajouté pour suggérer un autre message, celui de Boudet et de sa chasse au sanglier...

 

   Saint Antoine est le patron des personnes amputées, des animaux, des bouchers, des éleveurs de porcs, des personnes épileptiques, des ermites, des fabricants de paniers et de brosses, des fossoyeurs et des moines. Il est invoqué pour lutter contre les maladies de peau.

 

   Plus de 50 saints ont porté le nom Antoine et parmi eux Saint Antoine de Padoue (1195-1231). Ce dernier fut élevé à la dignité de docteur de l’Église, 7 siècles après sa mort, par le pape Pie XII, en 1946. Il est le saint patron des faïenciers et du Portugal, mais aussi des objets perdus. Saint Antoine de Padoue est représenté à l'église Marie Madeleine de Rennes-Le-Château et à Notre Dame de Marceille.

 

Saint Sulpice

 

   Saint Sulpice naquit en 570 à Vatan dans le Berry. D'origine gallo-romaine, il voulut très vite devenir moine. Il soulagea les mendiants, les pauvres et les prisonniers, jusqu'à l'âge de 40 ans. Mais un évêque de Bourges, Saint Outrille, qui l'avait connu au palais royal, le nomma en 612 "archidiacre". Sa mission fut l'assistance aux pauvres et la direction de la cathédrale de Bourges.

 

   Il devint prêtre en 618 puis rejoignit le roi Clotaire II, neveu de Gontran où il fut chargé de devenir aumônier des armées. En 624, l'évêque de Bourges décéda et la ville ainsi que le clergé réclamèrent Saint Sulpice comme nouvel évêque.

 

   Saint Sulpice dit le pieux, mourut le 17 janvier 647 et il fut enterré à Notre Dame de la Nef près de Bourges.


Saint Sulpice

 

   L'église Saint Sulpice de Paris est dédiée à Saint Sulpice et son décor est repris sous forme énigmatique dans le serpent Rouge

 

Le mystère de Sainte Roseline

 

   Sainte Roseline est associée à un réel mystère. Elle naquit à Arcs sur Argens dans le Var, au château de Villeneuve, le 27 janvier 1263. Son père était GiraudII, alors seigneur du château. Vers l'âge de 12 ans, elle prit l'habitude d'aller voir les pauvres du village avec du pain dans son tablier. Mais un jour, elle fut surprise par son père et alors qu'il lui ordonna de montrer ce qu'elle cachait dans son tablier, une brassée de roses en fleurs apparue à la place.

 

   Après ce miracle, elle se consacra essentiellement aux pauvres. Elle entra  à la chartreuse de Saint André de Ramières près du Mont Ventoux, puis à la chartreuse de Bertaud dans les Hautes Alpes et enfin à l'abbaye de la Celle-Roubaud en 1285, près du château des Arcs.

 

   Elle mourut le 17 janvier 1329 à l'âge de 66 ans et on l'enterra dans le cloître de l'abbaye.

 

   Mais 5 ans plus tard, le 11 juin 1334, Jean XXII fit exhumer le corps pour le transporter dans la chapelle.

 

   Lors de l’exhumation, le mystère était à son comble. Le corps de Roseline était resté intact ainsi que ses yeux pleins de vie. Ces derniers furent retirés sur l’ordre du neveu de Roseline, Elzéar de Villeneuve et il les plaça dans un reliquaire.


St Roseline sous sa châsse de verre dans l'église Sainte Roseline

 

Entre 1334 et 1614, le corps disparut, probablement caché et on le retrouva en 1614 dans un même état de conservation.

 

   En 1660, Louis XIV dépêcha un médecin pour vérifier le miracle et ce dernier perça un oeil à l'aide d'une aiguille qui le creva. Le miracle était prouvé. Le 5 juillet 1894, puis en 1996, son corps fut conditionné et placé dans un reliquaire visible aujourd'hui dans la chapelle Sainte Roseline.

 

   Le prénom Roseline rappelle bien sûr dans le langage des oiseaux, la fameuse "Rose Line" ou "Ligne rose", apparentée à la ligne de cuivre marquant le méridien de midi et que l'on peut voir sur le sol dans l'église de Saint Sulpice à Paris.

Sainte Roseline est aussi la patronne des alchimistes.


La méridienne de l'église
Saint Sulpice à Paris

 

Le mystère de Sainte Germaine de Pibrac

 

   Sainte Germaine de Pibrac naquit vers 1579 dans le petit village de Pibrac, près de Toulouse. Infirme dès sa naissance (sa main droite était atrophiée atteinte d'écrouelles), Germaine était orpheline et issue d'une famille pauvre. Elle devint bergère, mais un jour, alors qu'elle prit discrètement du pain dans son tablier pour le redistribuer aux pauvres, elle fut accusée de vol. Obligée de montrer son tablier, le pain se changea miraculeusement en roses. Elle mourut à l'âge de 22 ans et en 1643, son corps fut retrouvé intact. Elle est aujourd'hui enterrée dans l'église de Pibrac, en face de la chaire. On la fête le 17 janvier mais le jour de sa mort n'est pas vérifié et on le confond  avec celui de Sainte Roseline.

 

   Sainte Germaine de Pibrac est visible également dans le statuaire de l'église de Rennes-Le-Château. De plus on retrouve une allégorie de ce mythe dans le Mucha de la Villa Béthanie. Il est aussi étonnant d'observer la ressemblance de son histoire avec Sainte Roseline.


Sainte Germaine de Pibrac
Statuaire de l'église de Rennes-Le-Château


Le Mucha de la Villa Béthania
 

 

Le nombre 17

   Avant d'aborder les fameux 17 janvier liés à Rennes-Le-Château il est intéressant de voir que tout chose à une origine. Le 17 janvier est sans doute né du nombre 17 qui a  revêtu au cours de l'Histoire des symboles ésotériques variés. Voici une liste des références les plus connues :
 

17 est le numéro atomique du Chlore Cl, élément sans lequel "la Grande Œuvre" serait impossible. Il est le symbole de la transmutation alchimique.

Pour les alchimiste, 17 est la forme de toute chose, le tout, et la Résurrection.

17 est l'étoile dans les arcanes du tarot, symbolisant l'espérance et la confiance.

17 est un nombre très souvent utilisé par les rituels des sociétés secrètes

Le 24 juin 1717, la Grande Loge de Londres a été crée par 4 confréries maçonniques unifiées. Anthony Sayer est élu Grand Maître de cette Loge.

La somme des carrés des nombres premiers jusqu'à 17 donne 666 qui est un nombre hautement symbolique (Nombre de la bête). Ainsi :
2² + 3² + 5² + 7² + 11² + 13² + 17² =
666

Dans la bible, le Déluge commença un 17 (Gen.7,11) et l'Arche de Noé se posa sur le mont Ararat (altitude 17  000 pieds) un 17 .

Les 10 Commandements de Dieu on été donnés en 17  versets au vingtième chapitre du livre de l'Exode.

les Tables de la Loi furent rompues un 17 du mois de Tamuz.

Seth, divinité guerrière de la mythologie égyptienne, enferma son frère Osiris dans une arche cercueil le 17 du mois de Athyr

17 est le nombre d'année de mariage qu'il faut avoir pour pouvoir célébrer les noces de Rose...

La momie du Roi Toutankhamon fut enveloppée dans 17 draps

Les Italiens ont horreur du 17, car il s'écrit XVII en chiffres romains, ce qui correspond à l'anagramme VIXI et qui veut dire "j'ai vécu" ou "je suis mort". En Italie, il n'y a pas de 17ème étage, les hôtels n'ont pas de chambre 17, les avions n'ont pas de place 17...

Les grecs anciens connaissaient le nombre particulier 17 et que l'on retrouve au Parthénon avec 17 colonnes sur sa longueur.

 

Les 17 janvier et l'énigme de Rennes-le-Château

   Voici enfin les 17 janvier reliés de près ou de loin à l'affaire de Rennes-Le-Château. Certains sont évidents pour les connaisseurs, d'autres sont plus discrets. Mais cette liste prouve qu'une tradition hermétique s'est propagée au cours de l'histoire et dont l'origine est obscure. Bien sûr, l'inventaire n'est certainement pas exhaustif...

 

 17 janvier 356 - Saint Antoine

 

   Mort de Antoine le Grand, dit Saint Antoine l'ermite.
Depuis, le 17 janvier est la fête de Saint Antoine.

 

Son lien avec Rennes-Le-Château est indiscutable au travers de la phrase codée déduite de la stèle de Blanchefort et du grand parchemin :


"BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS ...".

 

C'est aussi par extension la fête de Saint Antoine de Padoue, patron des objets perdus.


Saint Antoine à l'église de Rennes-Le-Château

 

 17 janvier 647 - Saint Sulpice

 

   Mort de Saint Sulpicius, ancien archevêque de la cathédrale de Bourges vers 624. Depuis, le 17 janvier est la fête de Saint Sulpice.

 

   La renommée de Saint Sulpice a été telle que de nombreuses églises portent aujourd'hui son nom. Il faut aussi signaler que Bourges est traversée par la méridienne 0°. D'ailleurs, une ligne de cuivre datant de 1757 traverse la cathédrale de Bourges, et servit de cadran solaire. On retrouve cette ligne rouge (ou rose) dans l'église Saint Sulpice à Paris, près du Gnomon.  Cette fameuse méridienne coupe également le Razès au tombeau des Pontils, liant ainsi Saint Sulpice à Rennes-Le-Château.

 

A signaler aussi que Bourges fut la capitale des Bituriges Cubi, peuple gaulois. Ce nom "Biturige" est en fait une confédération de peuples regroupant les Bituriges Cubi, les Bituriges Segalauns, et les Bituriges Vivisci. Leurs richesses étaient immenses et ils dominèrent politiquement et économiquement la Gaule celtique. Les Bituriges Cubi prirent pour chef des Arvernes, Vercingétorix.
Les Bituriges se disaient "Rois du monde"


Saint Sulpicius

 

   Il faut aussi remarquer que la page 2 du Serpent Rouge contient un court extrait du livre "L'Alchimie Moderne" écrit par l'abbé Th. Moreux, directeur de l'observatoire de Bourges. Ceci montre décidemment un lien étroit entre l'église Saint Sulpice et Bourges...

 

 17 janvier 681 - Sigisbert IV

 

   Selon la légende, c'est le 17 janvier 681 que Sigisbert IV, fils de Dagobert II, serait arrivée à Rhedae, ancien nom de Rennes-Le-Château, à l'âge de 3 ans, après l'assassinat de son père. Le Razès était en ce temps là wisigoth. Sigisbert IV prit, selon le Prieuré de Sion, le nom de "Plant-Ard" dit "Le Rejeton Ardent" et il eut une descendance. C'est à cette descendance que Pierre Plantard prétendit appartenir.


Dagobert II

 

 17 janvier 1329 - Sainte Roseline

 

   Décès de Sainte Roseline , célèbre pour la légende de son tablier aux roses, mais aussi pour la parfaite conservation de son corps.

 

Patronne des alchimistes, son nom est intimement liée à la "Ligne Rose" dont les racines commencent à Saint Sulpice

 

   Enfin, la légende de Sainte Roseline est curieusement similaire à celle de Sainte Germaine de Pibrac


Sainte Roseline
Église de Belgentier

 

 17 janvier 1382 - Nicolas Flamel

 

   Nicolas Flamel réalisa le Grand Œuvre alchimique en produisant de l'or le 17 janvier 1382. C'est dans ses textes que le célèbre alchimiste raconte sa transmutation:

"La première fois que je fis la projection, ce fust sur du mercure, dont j'en converti demy-livre ou environ 'en pur argent, meilleur que celuy de la minière, comme j'ay essayé et faict plusieurs fois."

 

   Selon lui, il découvrit l'élixir blanc, le petit magistère, qui transmute le mercure en argent. Il se sait proche du Grand Œuvre, proche de l'or.

 

Nicolas Flamel est le 8ème Grand Maître du Prieuré de Sion après 1188


Nicolas Flamel

 

 17 janvier 1601 - Ste Germaine

 

   Décès de Sainte Germaine de Pibrac, célèbre pour la légende de son tablier aux roses, mais aussi pour la parfaite conservation de son corps.

 

Son histoire ressemble étonnement à celle de Sainte Roseline. Sa statue est présente dans l'église de Rennes-Le-Château.

 

 

Sainte Germaine de Pibrac est fêtée le 17 janvier


Sainte Germaine de Pibrac
Église de Rennes-Le-Château

 

17 janvier - La Vierge noire

 

   Le 17 janvier fut la date du dépôt par Claude Perrault (1613-1688), médecin et architecte, et Jean-Dominique Cassini (1625-1712), astronome, d'une statue de Vierge noire dans l'oratoire, au fond des souterrains de l’Observatoire de Paris.

 

   Il faut rappeler que l’Observatoire de Paris fut construit sous Louis XIV, de 1668 à 1672 et les plans furent dressés par Claude Perrault, architecte du roi et frère du célèbre écrivain de contes pour enfants.


L'Observatoire de Paris

 

   Le 21 juin 1667, jour du solstice d'été, les mathématiciens de l'Académie tracèrent sur le terrain, à l'emplacement actuel du bâtiment, le méridien et les autres directions nécessaires à l'implantation exacte de l'édifice. Le plan médian de celui-ci permit de définir le méridien origine pour la France, à la place de celui de Saint Sulpice, "La Ligne Rose".

 

 17 janvier 1776 - Coudenberg

 

   La pose de la première pierre de l'église Saint-Jacques de Coudenberg à Bruxelles eut lieu le 17 janvier 1776. Une médaille de Charles-Alexandre de Lorraine portant le bijou et la plaque de l'Ordre Teutonique, célèbre d'ailleurs l'évènement.

 

   Il faut rappeler que, d'après les dossiers secrets, Charles-Alexandre de Lorraine est le 23ème Grand Maître du Prieuré de Sion après 1188 et que l'église Saint-Jacques sur Coudenberg se situe sur la Place Royale où s'élève maintenant la statue équestre de Godefroi de Bouillon.


L'église Saint-Jacques de Coudenberg à Bruxelles avec la statue de Godefroi de Bouillon,
place royale

 


La date du 17 janvier est lisible sur l'envers de la médaille

 

 17 janvier 1781

 

   Comme indiqué sur la stèle de sa tombe, Marie de Négri d'Ables, Marquise de Blanchefort, est décédée le 17 janvier 1781 à l'âge de 67 ans.

 

   Cette stèle aurait été burinée par Saunière et il nous reste qu'une reproduction. Elle est aussi l'anagramme de la phrase codée "BERGÈRE, PAS DE TENTATION QUE POUSSIN, TENIERS, ...",

 

 ce qui la lie aussi au grand parchemin.


La stèle reconstituée au musée de Rhédae

 

 17 janvier 1872

 

   Parmi tous les 17 janvier connus, voici certainement le plus célèbre dans l'affaire de Rennes. Il se devine sur la stèle de l'abbé Jean Vié dans le petit cimetière de l'église de Rennes-Les-Bains. La stèle indique :

 

ICI REPOSE
Jean VIE
né en 1808
Nommé Curé en 1870
Mort le 1er 7bre 1872
-
PRIEZ POUR LUI

 

   La calligraphie est d'ailleurs très importante car on voit nettement que les tailles du 1 et du 7 sont exagérées par rapport aux autres chiffres, comme pour attirer l'attention. Seul un initié peut deviner le très astucieux jeu de mot :
"17 Jean VIE", probablement mis en place par Boudet.


La stèle de Jean Vié à l'église de Rennes-Les-Bains

 

 17 janvier 1893

 

   Coïncidence ou non, la vente du domaine de Notre Dame de Marceille eut lieu le 17 janvier 1893. Ceci est rapporté par le livre de G. Migault page 82 :

"Suite à de nombreux problèmes juridiques  la mise en vente en  un seul  lot de tout le domaine a lieu  le mardi 17 janvier 1893"


Notre Dame de Marceille près de Limoux

 

   Il faut rappeler qu'une étape importante dans l'histoire de Notre Dame de Marceille et de Mgr Billard face à Mr Bourrel a été cette vente aux enchères qui permit sans aucun doute de conserver au sein des hommes d'église un ou plusieurs secrets inestimables.

 

 1 7 janvier 1917

 

   On a longtemps confondu cette date avec le décès de Bérenger Saunière qui survint en fait le 22 janvier 1917.

 

   Il reste néanmoins que ce fut le 17 janvier 1917 que Marie Dénarnaud retrouva Bérenger Saunière inconscient devant la porte de la Tour Magdala, apparemment victime d' une congestion cérébrale. Il devait mourir 5 jours plus tard.


Bérenger Saunière dans son fauteuil mortuaire

 

 17 janvier 1967

 

   Le Serpent Rouge est un poème allégorique intimement lié à Rennes-Le-Château. Le personnage qui parle à la première personne commence son voyage au Verseau et le termine au Capricorne. Son voyage culmine à la dernière strophe le 17 janvier, date hautement symbolique :

 

   Mon émotion fut grande,  "RETIRE MOI DE LA BOUE" disais-je, et mon réveil fut immédiat. J'ai omis de vous dire en effet que c'était un songe que j'avais fait ce 17 JANVIER, fête de Saint SULPICE. Par la suite mon trouble persistant, j'ai voulu après réflexions d'usage vous le relater un conte de PERRAULT. Voici donc Ami Lecteur, dans les pages qui suivent le résultat d'un rêve m'ayant bercé dans le monde de l'étrange à l'inconnu. A celui qui PASSE de FAIRE LE BIEN !

(Extrait du Serpent Rouge)

 

   Mais ce n'est pas tout. La page de garde du Serpent Rouge actuel est daté du 17 janvier 1967 indiquant qu'il pourrait s'agir de la date d'édition. Le Serpent Rouge a été en fait déposé à la bibliothèque nationale, 1 mois plus tard, le 15 février 1967

 

 17 janvier 1975

 

   C'est à cette date que l'Archiduc Rodolphe de Habsbourg visita la "colline envoûtée" de Rhedae (Rennes-Le-Château).

 

   Cette visite peut être vue comme un pèlerinage initiatique à propos de son cousin, Jean Salvator de Habsbourg, mort en 1910, et qui aurait fréquenté l'abbé Saunière sous le nom de "L'étranger".


Le blason de la famille des Habsbourg-Lorraine

 

 17 janvier 1981

 

   C'est le 17 janvier 1981 que se réunissait à Blois une société secrète, mieux connue depuis peu : le Prieuré de Sion, afin d'y tenir son assemblée. Les médias ont relayés cette information, probablement à l'initiative du Prieuré.

 

   C'est ainsi que le grand public découvrit un Ordre qualifié par la presse de "véritable société secrète de 121 dignitaires". Lors de cette assemblée de Blois, Pierre Plantard de Saint-Clair fut élu Grand Maître du Prieuré de Sion et 27e nautonier de l'Arche-Royale, par 83 voix sur 92 votants, au 3ième tour de scrutin.  Pierre Plantard devint donc Grand Maître le 17 janvier 1981


Pierre Plantard

 

 17 janvier Pommes bleues

 

   Pendant longtemps les chercheurs ont imaginé une explication aux fameuses Pommes Bleues issues de la phrase:

 

BERGÈRE, PAS DE TENTATION QUE POUSSIN, TENIERS, GARDENT LA CLEF PAX DCLXXXI
PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU,
J'ACHÈVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI
POMMES BLEUES

 

   Il se trouve que le 17 janvier à midi heure solaire, un rayon de soleil traverse un vitrail de l'église de Rennes-Le-Château et projette des tâches de couleurs, dont le bleu, sur le mur nord. C'est le phénomène dit : "Pommes Bleues".

 

   Il est a noter qu'un phénomène comparable se déroule aussi le 17 janvier à l'église de Saint Sulpice.


Les pommes bleues
dans l'église de Rennes-Le-Château
Photo : Jean Brunelin ©

 

   En réalité l'église de Rennes-Le-Château est parcourue par les Pommes bleues plusieurs jours avant et après le 17 janvier. La trajectoire des faisceaux lumineux est aussi très difficile à interpréter, allant des fonds baptismaux, au chœur, en passant par la chaire. Le vitrail responsable de ce jeu de couleur se trouve au dessus de la statue de Saint Roch. Enfin, si on prend pour hypothèse que Saunière ou Boudet sont à l'origine de ce code lumineux, il faut aussi tenir compte de la déclinaison magnétique à raison de 0,07° par an depuis 110 ans. On peut aussi imaginer que le phénomène est plus ancien, ce qui rend alors l'interprétation encore plus difficile.

 

 17 janvier - Église Saint Sulpice

 

   Le 17 janvier, entre 12h50 et 13h10, à midi vrai, un phénomène équivalent à celui de l'église de Rennes-Le-Château se produit dans l'église Saint Sulpice de Paris.

 

   Plusieurs tâches de lumières peuvent être observées sur le Gnomon et suivent le méridien de cuivre appelé aussi "La Ligne Rose"...


Le Gnomon de l'église Saint Sulpice à Paris

 

 17 janvier - Saint Genou

 

   D'origine bien mystérieuse, Le 17 janvier est aussi la fête de Saint Genou qui reste peu connue.

 

   Ce personnage était en fait Saint Genulfe, 1er évêque de Cahors, mort en 256. Peu connu, il répandit sa foi en pleine Gaule dans le diocèse de Bourges.

 

   Mais quel est le lien avec Rennes-Le-Château ? En fait, il faut peut être y voir une allusion au 17 janvier au travers du "Genou". Il se trouve que le "Genou gauche découvert" est un signe de reconnaissance pour la réception des jeunes initiés chez les Francs Maçons.


Héliodore chassé du Temple par Delacroix

 

   Or il existe dans la chapelle des Saint Anges (allusion aux sociétés secrètes angéliques?), dans l'église Saint Sulpice,  un tableau de Eugène Delacroix, "Héliodore chassé du temple" et dans lequel 5 personnages ont le genou découvert. Mais cette allusion, si elle a été voulue par le peintre va plus loin puisqu'il choisit de peindre 5 genoux droits et non gauches, peut être pour exprimer ce même souci d'inversion.

 

   Ceci nous amène dans la langue des oiseaux à: Saint Genou = 5 genoux d'où le 17 janvier

Un autre indice nous est peut être donné par la statue d'Asmodée dans l'église de Rennes-Le-Château. Il a aussi le genou droit découvert et sa main droite montre clairement 5 doigts, autre allusion possible à Saint Genou.


Asmodée à l'entrée de l'église de Rennes-Le-Château

 

 17 janvier films cultes

 

   On ne peut terminer cette liste des 17 janvier sans faire un clin d'œil au cinéma et rappeler que le célèbre film de Jean-Jacques Annaud "Le Nom de la Rose", adapté du roman d'Umberto Eco, fut dévoilé le 17 janvier 1986, et sortit le 17 décembre 1986.

 

Et que le film "Da Vinci Code" est sorti au cinéma le 17 mai 2006, probablement en retard du fait du procès de Dan Brown...

 

    

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