> Un peu d'histoire

  

 

Johann Orth
et la famille des Habsbourg

Un mystère encore irrésolu...

Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret

 

Johann Orth (1852-1890)  

 

Jean-Népomucène de Habsbourg-Toscane

Né à Florence en 1852

Présumé mort en 1890

 

prince de Toscane et archiduc d'Autriche

 

Personnage hors du commun, destin extraordinaire, vie mystérieuse et pittoresque... Comment pourrait-on résumer autrement la biographie de ce prince de Habsbourg qui, selon Gérard de Sède, serait venu à plusieurs reprises rendre visite à Bérenger Saunière dans son Domaine de Rennes-le-Château ?


Jean Orth (1852-1890)
(Photo prise entre 1870 et 1880)

Tout est mystère autour de celui qui se fit appelé Johann Orth (ou Jean Orth), en réalité Jean de Habsbourg, prince de Toscane et archiduc d'Autriche. Que s'est -il passé dans la famille des Habsbourg pour qu'il change de nom ? Pourquoi a t-il fuit le pouvoir ? Qu'est-il réellement devenu ?

 

 eaUn étrange mystère plane sur l'archiduc Jean de Habsbourg-Toscane, sur sa tentative de coup d'État fomentée avec l'aide de son cousin l'archiduc Rodolphe de Habsbourg-Lorraine, mais aussi sur son étrange disparition en mer en 1890.

 

 

  

 

 

Le début d'un mystère

   La maison royale des Habsbourg fut l'une des plus importante dynastie d’Europe et son histoire eut une grande influence sur le monde occidental. C'est à partir du mariage de Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) et de l'empereur François Ier du Saint Empire que naquit la branche des Habsbourg-Lorraine. Ils eurent 16 enfants, garantissant une complète prise de pouvoir aussi bien de côté de l'Autriche-Hongrie que pour le grand-duché de Toscane.

 

 ce qui se produisit avec Léopold Ier de Toscane (Léopold II du Saint Empire).

 

 

 

L'homme qui nous intéresse aujourd'hui est précisément l'arrière petit fils de ce Léopold 1er qui eut également 16 enfants ! Son père Léopold II de Toscane s'est remarié avec la princesse Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles (1814-1898). Né en 1852, il est leur dernier enfant. Aussi, avant lui sont appelés à régner sur la Toscane, tout du moins, ses frères dont seul Ferdinand IV, sera le dernier souverain d'une Toscane rattachée à la nouvelle république d'Italie.

C'est le fils de Léopold II de Toscane et de Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles.

Il épousa Ludmilla Stubel.

En Autriche Hongrie, François Joseph Charles de Habsbourg-Lorraine (1830-1916) accède au pouvoir à 18 ans sur fond de révolte militairement matée. Mais il n'y accède pas par voie directe de descendance car il est le neveu de l'empereur Ferdinand 1er qui abdique sans enfant male en 1848. En toute logique le trône aurait du échoir à un Toscane : Léopold II. Et les Toscane en cas de nouvelle vacance du pouvoir en Autriche-Hongrie auraient eut prétention légitime à le reprendre derrière François Joseph.

Le jeune empereur absorbe la Hongrie dans l'Empire et dirige sans partage ni concessions avec le soutien de l'église catholique et de l'armée. François Joseph connaît pourtant ses premiers revers de fortune dans une Italie révoltée qui lui inflige deux défaites militaires avec le soutien de la France en 1859 puis contre la Prusse déterminée de Bismarck en 1866. Mais les temps changent, le peuple aspire à plus de libéralisme et de démocratie ce dont est parfaitement conscient Rodolphe, le seul fils de François Joseph et de Sissi (Elizabeth de Bavière). Sensible, ouvert aux nouveaux courants de pensées qui agitent l'Empire, son mariage avec la princesse Stéphanie de Belgique est un échec. Il multiplie les maîtresses, et finit par être victime de maladies vénériennes qu'il communique à son épouse rendant le couple stérile. François Joseph n'aura donc plus d'héritier direct.

 

 

Jean Orth et Ludmilla Stubel

1910 ?????

 

   Le 30 janvier 1889, l'incroyable se produit. Le prince et sa maîtresse Marie Vetsera sont retrouvés morts dans le pavillon de chasse de Mayerling. Dans un premier temps, la thèse est le suicide, mais cela ne cadre pas avec plusieurs témoignages proches de l'empereur. Une autre piste est alors évoquée : Rodolphe aurait été impliqué dans un complot visant à renverser son père, l'objectif étant d'installer Rodolphe sur le trône d'Autriche. Son complice et cousin Jean-Népomucène de Habsbourg-Toscane, dirigerait la Hongrie.

   Cette dernière thèse est tout aussi fantaisiste, car comment et pourquoi aurait-on voulu mettre au commande de l'Autriche-Hongrie un Habsbourg plus attiré par les femmes, l'alcool et la drogue, que par le pouvoir ?  Rodolphe était un homme instable et dépressif, incapable de s'affirmer face à un père autoritaire incarnant le pouvoir impérial. Son état maladif le rendait tout aussi incapable d'organiser le moindre complot. Pourtant cette thèse fit son chemin. Largement reprise par les romanciers et les historiens, l'archiduc Rodolphe, fils de l'empereur, aurait donc avec son cousin, Jean de Habsbourg-Toscane, préparé une véritable cabale à des fins d'ambition personnelle...

   Il faut dire que le royaume de Hongrie est vaste et peut tout à fait être divisé en deux pouvoirs, la Hongrie et l'Autriche.  Le complot aurait consisté à créer des émeutes en Hongrie pour déstabiliser le trône magyar. Une imprimerie d'un certain hongrois nommé Szeps aurait même été utilisée. Complot ou réelle manipulation pour faire croire à un complot ? Si le pouvoir mène au crime, aucune preuve ne viendront confirmer l'hypothèse.

 

 

 

Un fait demeure. Jean de Habsbourg fut très affecté par la mort de son cousin et pendant de longs mois, l'archiduc chercha à élucider les circonstances du décès tragique.

 

Rodolphe avait-il vraiment mis fin à ses jours ? Ou bien la police de François-Joseph avait-elle découvert le complot ourdi par les deux cousins, ce qui aurait poussé Rodolphe au suicide ? Ou alors, la fin tragique de Rodolphe et de Marie Vetsera n'était qu'un subterfuge visant à cacher la réalité, celle de l'assassinat d'un fils héritier de la couronne impériale d'Autriche coupable de conspiration contre son père l'empereur François-Joseph ?

plot contre l'empereur François-Joseph; cette conspiration supposée s'apparentait donc à un crime de haute-trahison.

 

Naissance de Jean Orth et premier mystère

Quel fut la réelle motivation de de Jean de Toscane ?

Est-ce cette tyrannie que reprocha Jean de Toscane à l'empereur avant de renoncer à tous ses droits puis chassé d'Autriche, de disparaître vers le cap Horn sous le nom de Johann Orth ?

La prise d'un nom d'emprunt n'est pas rare dans ces familles princières, celui de Orth fut justifié, dit-on, par le nom du château lacustre du Gmunden, don de son père que l'on peut admirer en introduction de cet article. 
Mais est-ce bien là la seule raison ? 
La Toscane était possession de son frère Ferdinand IV depuis l'abdication de leur père en 1859, Ferdinand fut contraint à l'exil un an après. Ni Charles-Salvator, ni Louis-Salvator ne montrent la moindre aptitude à régner. Le chef de la maison de Toscane en toute logique devait donc être le fils aîné de Ferdinand IV. Ce fils aurait eu aussi toute légitimité à être le successeur de François Joseph, empereur d'Autriche.
 

En cette même année 1859, François Joseph vient de conclure un pacte secret avec Léopold II. En cas de défaillance de sa descendance le premier né des Toscane deviendra l'héritier de la couronne impériale mais après le décès de Léopold II et de son fils aîné Ferdinand IV, les titres de Toscane reviendrait à l'empereur d'Autriche. Cependant, rompant cet accord Léopold II rédige en 1870 son testament en écartant tous les fils qu'il a eu de sa seconde épouse Marie-Antonietta au profit d'un certain " Jean Orth " !

Or en 1870, personne n'a encore pris ce nom, qui est donc ce Jean Orth ?

 L'archiduc adressa un courrier à l'empereur d'Autriche pour l'informer de son désir de renoncer à ses titres, à son rang et à ses privilèges. Il serait dorénavant un simple citoyen autrichien, avec pour nouveau nom Jean Orth, mais le vieil empereur souffrait beaucoup de la fin tragique de son unique fils. Il n'eut envers Jean de Habsbourg-Toscane aucune pitié, car il le jugeait en partie responsable de la mort de son fils l'archiduc Rodolphe.

La réponse du vieil empereur à la lettre de l'archiduc Jean fut sans appel. Il décréta le retrait de la nationalité autrichienne à l'archiduc, et lui interdit de résider à l'intérieur des frontières de l'empire austro-hongrois.

Selon certaines sources fiables, une dernière et violente dispute aurait opposé l'empereur à l'archiduc. Leurs échanges verbaux furent d'une extrême violence, mais ils restèrent secrets; rien ne filtra, malgré les éclats de voix des deux hommes, à travers les murs du palais de la Hofburg.

Avant de quitter l'Autriche, Jean de Habsbourg-Toscane récupéra un coffret en fer confié à la comtesse Marie von Wallersee-Larisch par l'archiduc Rodophe à la veille de sa mort.

 

 

 

Voyage

L'archiduc Jean quitta l'Autriche-Hongrie pour se rendre en Grande-Bretagne, où l'attendait un navire, le Santa-Margherita, goélette acquise par un citoyen autrichien, un certain Jean Orth. L'ex-archiduc embarqua à bord de son navire avec son épouse et le navire leva l'ancre à Portsmouth, le 26 mars 1890. Le brick-goélette traversa l'océan Atlantique et fit escale à Buenos Aires, où Jean Orth adressa à un de ses amis journalistes, un certain Paul Heinrich, un courrier dans lequel il lui exposait ses projets d'avenir: découvrir la Patagonie, la Terre de Feu et les environs du Cap Horn. En juillet 1890, le Santa-Margherita reprit la mer et se dirigea vers le sud. Ce fut la dernière fois que l'on vit le navire avec à son bord Jean Orth, son épouse, les hommes d'équipage, le commandant et quelques passagers.

 

  


Johann Salvator (Jean Orth) assis au centre, connu aussi
sous le nom de "fantôme de Habsbourg"

 

Un fils était bien né de Ferdinand IV (1835-1908), en son absence  le 10 décembre 1858. Sa mère, Anne-Marie de Saxe, la première épouse du souverain éphémère de Toscane devait décéder peu de temps après dans des circonstances suspectes.  Mais, ce fils avait été déclaré mort peu de temps après sa naissance à Florence.
Or, cet enfant a en réalité survécu et il ne fut autre que ce Jean Orth. 
Il fut donc déclaré, sans être présenté en mairie de Wasserbillig (Luxembourg), comme étant né le 19 décembre 1859, soit 9 jours après sa véritable date de naissance. Élevé en Allemagne dans une famille d’adoption, ses nouveaux parents, bateliers en constants déplacements, n’attirèrent pas les questions sur une naissance subite. 

Le couple fut choisi pour cette raison et pour surtout, celle de leur nom qui était aussi celui du château de Orth, propriété familiale de Léopold II. 
La grand-mère du petit Johann, la duchesse Marie Antonia veilla de loin sur lui et s’assura qu’il ne manqua jamais de rien. Aussi n'eut-il pratiquement jamais le besoin de véritablement subvenir à ses besoins.
  
Face à la tyrannie de François-Joseph et à ses constantes tentatives d’étouffement de la Toscane, cet enfant secret, ce premier né male de Ferdinand IV, pourvu de toutes les preuves de sa noble naissance serait désormais pour les Toscane l’atout ultime permettant d’assurer la survivance de leurs titres.

Pourquoi avoir conçu un tel plan en une si noble famille ?

Il semblerait que la lutte pour le pouvoir en Autriche ne fut jamais aussi âpre. Léopold II et François-Joseph ne s'appréciaient guère et ce premier enfant mâle du Prince de Toscane était le successeur désigné au trône d'Autriche Hongrie, passant même avant Rodolphe, le fils de François-Joseph né en août 1858. La naissance de Jean Orth en décembre 1858 , et son décès (apparent) inciteront François-Joseph à demander dès 1859 un acte de renonciation au titre de Toscane à Léopold II et à son fils Ferdinand IV afin de préserver sa propre descendance

Mais, indépendant, de caractère entier, ce Jean Orth n’accepta malheureusement jamais par la suite de revendiquer ses titres et rang comme l’en suppliait sa grand-mère.

En 1889, Jean-Népomucène de Habsbourg-Toscane, compromis à jamais, choisit de prendre ce nom de Jean Orth pour peser encore, s’il le pouvait, sur la décision de son neveu et seul héritier légitime des Toscane, le seul et véritable Jean Orth. Rien n’y fit.

Furieux d’avoir été floué, François Joseph qui apprit la supercherie à la mort de Maria-Antonia en 1898, poursuivit le seul et vrai Jean Orth dont la présence  lui fut signalé en Algérie par une banale affaire de police. Partout où tenta de se réfugier ce Jean Orth, à partir de 1898, il fut arrêté, questionné, emprisonné. Que ce soit en Algérie, en France, en Italie, Suisse, Allemagne , il n’eut aucun répit. Les services secrets, La police, le pouvoir occulte de François-Joseph  ne laissèrent dès lors aucun repos à ce pauvre homme qui finit par être lamentablement assassiné en Égypte en 1921. 


Jean-Népomucène de Habsbourg-Toscane en prenant comme nom d'emprunt Jean Orth avait aussi une autre stratégie qui était celle de perturber toute localisation du véritable Jean Orth tant que ce dernier ne se serait pas décidé à prendre le pouvoir qui lui revenait de plein droit.

Voilà pourquoi tout passage d’un quelconque Jean Orth à Rennes-le-Château n’a pu se faire qu’entre 1890 et 1898. 

Mais, on peut légitimement se demander pour quelle raison l'oncle, Jean de Hasbourg-Toscane ou son neveu, Jean Orth auraient eu l'idée saugrenue d'aller se balader dans le Razès.

Jean-Népomucène de Habsbourg-Toscane, informé de l’existence de son neveu, n’avait rien à faire à Rennes puisqu'il avait renoncé à tout pouvoir en Autriche-Hongrie. Il se fichait donc de tout parchemin qui n'auraient certes pas fait fléchir François-Joseph à Vienne.
Quand à ce neveu, ses mémoires parfaitement renseignées, ne signalent bien sûr pas un quelconque passage dans l’Aude. Il n’avait d’ailleurs aucune raison d’aller y chercher une preuve d’une légitimité qu'il savait où trouver et qu’il refusait, désirant vivre, lui aussi, en homme libre. 
Contrairement à tous les usurpateurs qui revendiquent un titre, il n'en acceptait aucun et ne voulait avoir aucun contact avec les Habsbourg qu'il considérait comme dégénérés. Ce n'est donc  sûrement pas lui qui, contrairement à ce que sous-entend Gérard de Sède, aurait pu aller chercher sur un faux parchemin une légitimité qu'il savait avoir et qu'il rejetait.En 1890 donc, celui qui se fit appeler Jean Orth fuyait le pouvoir et n'aurait pas été inquiété par la gendarmerie française car en Autriche-Hongrie sa famille veillait sur lui et pesait sur François-Joseph. Par contre, dès le décès de Marie Antonia en 1898 plus personne ne pouvait s'opposer à son arrestation où qu'il se trouve et c'est bien ce qui se produisit avec le vrai Jean Orth. Interdit de séjour en Algérie puis en France, il n'avait aucune chance, l'eut-il désiré, d'aller rendre visite au Curé Saunière.

La thèse exposée ici, et dont nous sommes intimement convaincu de la réalité, est tirée du livre posthume : "Les mémoires de Jean Orth -1859-1921 - Une énigme à la cour de Toscane" - Éditions du Mont-Blanc 1974.
Ce livre fut édité par son fils qui reprit point par point les affirmations de Jean Orth et les vérifia avec soin.

 
 
 
 
 
 
On ne retrouva jamais le navire au cours des recherches mystérieuses ordonnées par François-Joseph, ni même ses débris, au cas où la goélette aurait fait naufrage. Le Santa-Margherita avait disparu comme par enchantement. Les recherches prirent fin, et l'ex-archiduc fut déclaré disparu. Mais, chose étrange, sa mère, l'archiduchesse Marie-Antoinette (née princesse de Bourbon-Siciles) ne porta pas le deuil, malgré tout l'amour maternel qu'elle portait à son fils. Jusqu'à sa mort survenue en 1898, celle-ci refusait toujours de porter le deuil. Aussi étrange, les proches des marins du Santa-Margherita ne réclamèrent aucune aide, aucun secours. Des affaires d'assurances pour le moins bizarres laissèrent penser que Jean Orth était toujours en vie, que son navire aurait touché terre à La Plata en décembre 1890.

D'étranges apparitions alimentèrent aussi le mystère de la disparition de Jean Orth. Un témoignage plus plausible est celui du comte Jean de Liniers. Ce voyageur français aurait déclaré avoir rencontré au pied du volcan Fitz-Roy un certain Fred Otten, berger partageant son ranch qu'il avait baptisé Canadon Largo avec un Anglais et un Allemand. Cet étrange ranchero lui aurait avoué être Jean Orth, il lui avoua également sa séparation avec son épouse dès l'embarquement en Angleterre. Qu'est devenue Ludmilla Stubel ? Pourquoi a-t-elle laissé subsister le mystère autour de sa personne ?

Deux ans s'écoulèrent entre la rencontre du comte français et du ranchero. De retour en Patagonie, Jean de Liniers ne découvrit qu'une tombe anonyme au pied du volcan. L'énigme de l'identité de Frédéric Otten demeure irrésolue.

 

 
 
Ses liens avec l'énigme de Rennes

 Il y recevait et menait grand train. Il invita des personnages importants tel un certain M. Guillaume à l'apparence aristocratique, qui s'avèrera être un membre de la famille des Habsbourg, ou plus exactement Jean Salvator d'Autriche (appelé aussi Jean Orth). Les villageois témoignèrent notamment de son accent et l'appelèrent « l'étranger ». 

 

   Cette fréquentation eut d'ailleurs des conséquences néfastes pour Saunière, car il fut très vite soupçonné d'espionnage au début de la Première Guerre mondiale.

 

Certains chrniquers de Rennes affirment qu'ils n'existent aucune preuve qu'il s'agit bien de Jean Orth et qu'il était matériellement impossible qu'il rende viste à Bérenger Saunière. Seuelemnt voilà... Gérard de Sède n'est pas le seul a avoir ouvert la piste...

 

 

 

L'un des personnages les plus étonnant de la famille des HABSBOURG, il a parfois été identifié comme étant l'étrange visiteur de l'abbé SAUNIERE.

Né pour régner, il entame une carrière militaire comme officier d'artillerie. Mais en 1889 il rédige son testament philosophique et quitte l'Autriche, abandonnant par là tout rôle politique. Il va d'abord s'installer en Suisse et aurait pu passer à Rennes le château entre 1889 et 1890. Ensuite, sous le nom de Jean ORTH, il quitte l'Angleterre à destination de l'Amérique du Sud et finit par disparaître. Les circonstances de sa mort, ainsi que la date (entre 1890 et 1910) et le lieu sont incertaines, ce qui ajoute à l'ambiguïté du personnage.

La période à laquelle il aurait pu passer à Rennes le château ne semble pas correspondre avec les différents témoignages qui le font assister aux repas que l'abbé SAUNIERE donnait villa Béthanie (après 1900 donc).

La famille de HABSBOURG intéresse les chercheurs à cause de différents témoignages qui signalent à Rennes le château un personnage important, à l'accent germanique, identifié comme appartenant à cette famille.

Par quel mystère (si ce fait est exact néanmoins) un membre de cette famille princière arriva t'il à Rennes le château, pourquoi, et enfin de quel personne s'agit il? Ces questions sont à ce jour toujours en suspend.

Pour mémoire, la famille des HABSBOURG était encore régnante à l'époque, puisqu'elle gouvernait l'empire Austro-Hongrois.

Un fait signalé, qui lui est véridique, est la présence d'une HABSBOURG, la propre sœur du Kaiser, comme supérieure du monastère de Prouille (sans être à coté, Prouille n'est pas très éloigné de Rennes le château). Elle occupa d'ailleurs ce poste durant toute la première guerre mondiale sans être inquiété.

Les archives officielles de cette famille, un temps séquestrée par l'U.R.S.S. puis restituées, n'ont à ce jour rien apporté.

 

 

 

 

 

 

Zita de Bourbon, princesse de Parme ou Zita de Habsbourg (1892-1989) la dernière impératrice d'Autriche est sensée être passée aussi par le domaine du curé.

Puis Jean Salvador de Habsbourg-Toscane, Archiduc d'Autriche, neveu de l´empereur François Joseph I, se serait  rendu à Rennes-Le-Château en visite chez l´abbé Saunière, sous le nom de Jean Orth, entre novembre 1889 et février 1890.

Mort de Rodolphe....Mort d´un Complot

La police de François-Joseph avait-elle découvert le complot planifié par les deux cousins ? Rodolphe aurait été poussé au suicide ? La fin tragique de Rodolphe et de Marie Vetsera cacha-t-elle la réalité :  celle de l'assassinat d'un fils héritier de la Couronne impériale d'Autriche coupable de conspiration contre son père l'empereur François-Joseph ? On ne le sait toujours pas, voyons la chronologie des faits.

La vie amoureuse du prince finit par passer facture, il soufre une blennorragie qu´il contamine à son épouse qui en conséquence ne peut plus avoir d'enfants, ils n´avaient qu´une fille. Rodolphe se « soigne » avec des coquetels de  morphine, de la cocaïne et de l'alcool la conséquence est un état de dépression et d'anxiété.

Déjà durant l´été de 1888 il proposa à sa maîtresse Mizzi Caspar de se suicider avec lui. En automne, par l'intermédiaire de sa cousine la comtesse Marie-Louise Larisch, il connaît Marie.

Le 26 janvier 1889, le prince Rodolphe a une violente dispute avec son père, mais on ne sait pas si l'empereur était en colère parce que Rodolphe a demandé au pape l'annulation de son mariage ou s'il a exigé que son fils rompe avec Marie Vetsera.

Le 27 janvier, Rodolphe va voir sa cousine Marie-Louise et lui apprend qu'il est en danger. À la question de savoir si le danger vient de Stéphanie, la femme de Rodolphe, celui-ci répondit : « Stéphanie ! Ah non, elle ne représente qu'un malheur privé. Le danger qui me menace est de nature politique. »

Le 28 janvier, Marie et Rodolphe quittent chacun de leur côté Vienne pour se rendre au pavillon de chasse de Mayerling, où le prince héritier doit chasser avec le comte Hoyos et le prince Philippe de Cobourg. Rodolphe envoie des lettres d'adieux à ses proches et écrit au chef de section au ministère des Affaires étrangères d'ouvrir seul son bureau et de détruire toutes les lettres de la comtesse Larisch et de Marie Vetsera.

Le 29 janvier, les deux invités, le comte Hoyos et le prince Philippe de Saxe-Cobourg, beau-frère de Stéphanie, arrivent à Mayerling. Ceux-ci ne soupçonnent pas la présence de Marie Vetsera.

Rodolphe et Marie sont retrouvés morts au matin du 30 janvier 1889 dans le pavillon de chasse, tués par balles. Un suicide organisé par Rodolphe et sa maîtresse ou un attentat politique? Le voile reste épais concernant les circonstances de sa mort.

Il semble que Marie ait été enceinte de quatre ou cinq mois au moment de sa mort. Rodolphe meurt sans héritier mâle

L'archiduc adressa un courrier à l'empereur d'Autriche dans lequel il informait François-Joseph Ier de son désir de renoncer à ses titres, à son rang et à ses privilèges. Il serait dorénavant un simple citoyen autrichien, avec pour nouveau nom :  Jean Orth.

Mais le vieil empereur souffrait beaucoup de la fin tragique de son unique fils et ressent pour l'archiduc une rancune tenace. En effet, François Joseph Ier d'Autriche jugeait que son neveu était en partie responsable de la mort de l'héritier. Il n'eut donc envers Jean de Habsbourg-Toscane aucune pitié.

La réponse de l´empereur à la lettre de Jean fut sans appel. Il décréta le retrait de la nationalité autrichienne à l'archiduc, et lui interdit de résider au sein de l'empire austro-hongrois.

Jean est donc contraint à partir, mais avant de quitter l'Autriche, il récupéra un COFFRET EN FER confié à la comtesse Marie von Wallersee-Larisch par l'archiduc Rodolphe de Habsbourg-Lorraine à la veille de sa mort

L'archiduc se rendra en Grande-Bretagne, où l'attendait un navire, le Santa-Margherita, goélette acquise par un citoyen autrichien, un certain Jean Orth.
 

L'ex-archiduc embarqua à bord de son navire avec son épouse, le navire leva l'ancre à Portsmouth le 26 mars 1890. Le brick-goélette traversa l'océan Atlantique et fit escale à Buenos Aires.
 

En Argentine, Jean Orth adressa à un de ses amis journalistes, un certain Paul Heinrich, un courrier dans lequel il lui exposait ses projets pour l'avenir: découvrir la Patagonie, la Terre de Feu et les environs du Cap Horn.
 

En juillet 1890, le Santa-Margherita reprit la mer et se dirigea vers le sud. Ce fut la dernière fois que l'on vit le navire avec à son bord Jean Orth, son épouse, les hommes d'équipage, le commandant et quelques passagers.

Lors des recherches ordonnées par François-Joseph Ier d'Autriche, le navire resta introuvable, on ne retrouva  même pas les débris du Santa Margherita. La Goélette avait disparu par enchantement. L´ex-archiduc fut déclaré disparu.

Mais, chose étrange, sa mère l'archiduchesse Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles ne porta pas de vêtements noirs en signe de deuil, malgré tout l'amour maternel qu'elle portait à son fils. Jusqu'à sa mort survenue en 1898, celle-ci refusait toujours de porter le deuil.

Aussi étrange, les proches des marins du Santa-Margherita ne réclamèrent aucune aide, aucun secours. Des affaires d'assurances pour le moins étranges laissèrent penser que Jean Orth était toujours en vie, que son navire aurait touché terre à La Plata en décembre 1890.

D'étranges apparitions alimentèrent le mystère de la disparition de Jean Orth. Les apparitions des princes se renouvelèrent, comme celles concernant Louis XVII de France, ou plus tard la grande-duchesse Anastasie Nicolaïevna. Mais les divers témoignages ne sont à nos jours pas très convaincants.

Un témoignage plus plausible est celui du comte Jean de Liniers. Ce voyageur français aurait déclaré avoir rencontré au pied du volcan Fitz-Roy un certain Fred Otten, un berger partageant son ranch qu'il baptisa Canadon Largo avec un anglais et un allemand. Cet étrange ranchero lui aurait avoué être Jean Orth, il lui avoua également sa séparation avec son épouse dés l'embarquement en Angleterre. Qu'est devenue Ludmilla Stubel ? Pourquoi a-t-elle laissé subsister le mystère autour de sa personne ?

Deux ans plus tard le comte français repasse par là. De retour en Patagonie, Jean de Liniers ne découvrit qu'une tombe anonyme au pied du volcan. Qui fut inhumé dans cette tombe ? Est-ce l'ex-archiduc ? Peut-être faut-il tourner nos regards vers le Brésil, la famille d'Orléans- Bragance connaît-elle quelques secrets sur la fin mystérieuse d'une des victimes de l'effroyable tragédie de Mayerling ?

Jean Orth  fut déclaré mort en 1890… voyagea-t-il à Rennes-Le-Château ? que fit-il ue coffre en fer légué par son cousin Rodolphe après  son « suicide » ? Que contenait ce coffre ? On comprendrait alors pourquoi il s´y présenta simplement comme Mr Guillaume.
 

Bérenger Saunière, à la mort de son "protecteur", Monseigneur Billard en 1903, puis de celle du pape Léon XIII ,ami de la famille de Habsbourg, vie sa fortune mise en cause avec les nouveaux arrivés : l´évêque de Carcassonne, Monseigneur de Beauséjour, et le pape Pie X.
 

 

 
 

Aussi bien Teniers mène aux Habsbourg que Poussin au milieu papale. A des papes, tantôt pro Habsbourg c´est à dire Impérial , tantôt pro- français, pions placés sur l´échiquier qui feront pencher la balance du jeu politique.

C´est bien là l´essence à demie voilée du tableau de Célestin V, avec son anachronisme parlant.  La mort de Célestin V servit d´excuse à Philipe le Bel pour faire déménager le pape en Avignon  et en finir avec les templiers de la France mais non avec le Temple.
 

Temple qui s´enracina très fort au Port du Graal. Pays de Luz, dont la lumière éclaira les premiers bateaux d´Henri Le Conquerrant. Philippe de Bourgogne ambitionnait ses cartes navales, malheureusement les Bourgogne n´étaient plus sur le trône portugais. Il envoya pour copier les cartes son peintre de cours et ami, Van Eyck qui fut assassiné très peu de temps après son retour au pays flamand. 
 

Qu´importe la «  Colombe Porteuse du Christ » décorée de la croix de ses Chevaliers lusitains réussit à chiper les fameuses cartes. Tout nous est inconnu de Colomb, sauf qu´il savait où il allait. Chercher l´Or des Templiers ? peut-être, mais quelque soit  son origine, l´or revint aux Habsbourg.

Ces Habsbourg qui faillirent unifier l´Europe et les Amériques, le Nouveau Monde, le Paradis terrestre, l´Arcadie. Eux qui se prenaient pour rois de SION,  furent aussi introduits dans l´histoire de Rennes-le-Château sous la plume de Gérard de Sède.

 
 

   Jules Verne s'inspira de l'étrange histoire de Jean Orth et de son aventure pour tirer un roman "Les naufragés du Jonathan". Une première version fut écrite vers 1891 sous le titre "En Magellanie" (édité en 1999), un an après la mort présumée de l'ex-archiduc. La version finale est par contre un travail de son fils Michel Verne qui reprit le roman après la mort de son père en 1905. "Les naufragés du Jonathan" fut édité en 1909.

L'histoire se passe sur l'île Hoste, de 1881 à 1893, près du Cap Horn et montre un groupe de naufragés d'un millier de personnes qui se retrouvent sur cette île; l'homme qui les a sauvés, le Kaw-Djer, devient (ou redevient) leur dirigeant à chaque crise que subit cette population.

Le personnage du Kaw-Djer est un anarchiste, mais tout au long du roman, il est obligé d'aller à l'encontre de ses idées ; deux personnages semblent incarner le socialisme et le communisme :

  • Le personnage du socialiste s'avère un dirigeant paresseux et incapable (le Français Ferdinand Beauval)
  • Le personnage du communiste s'avère un fauteur de troubles (l'Américain Lewis Dorick)

Un prince européen a décidé d'aller vivre en solitaire sur l'île Hoste, près du Cap Horn, où il mets ses connaissances au profit des indiens, qui l'appellent le Kaw-Djer (sauveur, comme Jean Salvador ). Un jour, le Jonathan fait naufrage sur une île avec à son bord plusieurs centaines d'immigrants. Le Kaw-Djer, amené à devenir le chef de cette communauté finira par se retirer sur l'île Horn, pour finir sa vie seul.

Francis Lacassin, dans la préface de Famille-sans-nom, indique que Michel Verne a modifié la fin du roman : Dans En Magellanie le Kaw-djer est influencé très fortement par deux prêtres catholiques à la fin du livre.

Par contre, dans la version de Michel Verne, aucun prêtre ne joue de rôle ; aucun être humain n'arrive à la cheville du Kaw-Djer.

L'accès à l'île Hoste peut se faire actuellement par mer, grâce aux navires effectuant la liaison entre Punta Arenas et Puerto Williams( GUILLAUME !) par le canal Beagle.

Le prénom William vient du prénom germanique Wilhelm : wille, "la volonté" et helm, "protection : la volonté protectrice ! Il s'agit de la version anglo-saxonne du prénom Guillaume.

La Patagonie Terre de Jehan !

Le premier titre du roman de Jules Verne rend hommage au découvreur de la Patagonie, Magellan . Or sur ses livres de bord cet explorateur portugais, décrit ses habitants comme des GEANTS primitifs. Ils en baptisent un du nom de Jehan.
 « Quand il fut devant nous, il commença à s'étonner et à avoir peur, et il levait un doigt vers le haut, croyant que nous venions du ciel. Il étaient si grand que le plus grand de nous ne lui venait qu'à la ceinture. Il était vraiment bien batí »
 « Il demeura longtemps avec nous, et à la fin nous le baptisâmes et lui donnâmes le nom de Jehan. Le dit géant prononçait le nom de Jésus, le Pater noster, l'Ave Maria et son nom aussi clairement que nous. Mais il avait une voix terriblement grosse et forte»….

 « Le Capitaine appela cette manière de gens Pataghoni. » Extraits de la Relation du premier voyage autour du monde par Magellan de 1519 à 1522

 

 

 

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